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Le Tahakum ila Taghut, ce qui en fait partie et ce qui n’en fait pas partie.

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BimiLlâhi Al Rahmân Al Rahîm, voici un bref résumé sur le sujet du Tahâkom Inshallah² le but étant de donner une idée générale sur le sujet avec des preuves suffisantes non en développant le sujet de manière détailler car d’une le temps manque et le but n’est seulement de faire connaître le statut juridique sans être trop long et faire profiter tous le monde InshallAllah. Et cet exposer je l’ai appelé :

« Le résumer suffisant concernant le sujet de la demande de jugement ».
Et nous allons au cours de cet exposer suivre cette présente étape :

1-Ta’rif Al Hokm et le Tahâkom.
2- Le Tahakom dans le Coran.
3-Résolution d’une problématique : « est-ce que toute solution menant à la cessation d’une affaire au près du Taghout entre dans le Tahâkom au Taghout ? »
4-L’avis des Chouyoukh de la Salafya Jihadya sur le Tahakom colle parfaitement avec le point précédent.
5- Au final ce que nous tirons.

________________________________________

1-Ta’rif Al Hokm et le Tahâkom.

Nous allons le définir en premier temps linguistiquement et religieusement.

A- Le Hokm linguistiquement : 

Le Hokm linguistiquement veut dire Al Man3, c’est-à-dire « l’empêchement » comme le précise Ibn Fâres :

هو المنع
« C’est l’empêchement » [Mou3jam Maqayîss Al Loughah 2/91].

C’est pour ça que la bride du Chevale a été nommé Al Hikma en arabe, car elle freine le chevale en tirant donc elle l’empêche.

Et Tha3lab dit par l’intermédiaire d’Al A3raby :

قيل للحاكم حاكم لأنه يمنع من الظلم

« Le Hakem a été appelé “Hakem“ car il empêche l’injustice »

B- Le Hokm religieusement :

Le Hokm religieusement prend le sens de la Juridiction (Al Qadha² ; القضاء) comme la dit Ali Ibn Isma3il : « Le Hokm c’est le Qaqha² »

Regarde aussi :

-Lisân Al Arabe de Ibn Mandhour, Vol 15 page 31.
-Al Qamouss Al Mou7it de Fayrouz Abady Vol 4 page 98.
-Moukhtar Al Si7a7 d’Al Razy Vol 1 page 228.
-Al Ba7r Al Ra²q Char7 Kanz Al Daqa²q d’Ibn Najim Al Missry.
-Al Mou3jam Al Wassît Vol 1 page198:

C’est pour cela que le jour du Jugement est appelé le jour du Fasl (الفصل ; le jour du tranchement), le jour du Qaqha² et le jour du Hokm (Jugement).

Et dans le Saint Coran, le mot Qaqha² prend quatre sens : ordonner ; créé ; mettre fin et le quatrième celui qui nous intéresse c’est juger Allah dit :

قَالُوا لَنْ نُؤْثِرَكَ عَلَى مَا جَاءَنَا مِنَ الْبَيِّنَاتِ وَالَّذِي فَطَرَنَا فَاقْضِ مَا أَنْتَ قَاضٍ إِنَّمَا تَقْضِي هَذِهِ الْحَيَاةَ الدُّنْيَا
{72. nous ne te préférerons jamais à ce qui nous est parvenu comme preuves évidentes. Décrète donc ce que tu as à décréter. Tes décrets ne touchent que cette présente vie.} À savoir ton “Jugement“ ne donnera influence que dans ce bas monde.

Et Allah dit aussi :

وَاللَّهُ يَقْضِي(Yaqdhî) بِالْحَقِّ وَالَّذِينَ يَدْعُونَ مِنْ دُونِهِ لَا يَقْضُونَ بِشَيْءٍ إِنَّ اللَّهَ هُوَ السَّمِيعُ الْبَصِيرُ

{20. Et Dieu juge en toute équité, tandis que ceux qu’ils invoquent en dehors de lui ne jugent rien. En vérité c’est Dieu qui est l’Audient, le Clairvoyant.} Yaqdhî dans le sens Yahkom “Juger“.

Et le mot Hakam (=Hokm c’est pareil) dans le coran prend aussi à son tour le sens de Qadha² Allah dit :

قَالَ رَبِّ احْكُمْ(O7kom) بِالْحَقِّ وَرَبُّنَا الرَّحْمَنُ الْمُسْتَعَانُ عَلَى مَا تَصِفُونَ

{112. Il dit : « Seigneur, juge en toute justice ! Et Notre Seigneur le Tout Miséricordieux, c’est Lui dont le secours est imploré contre vos assertions»}. Le mot O7kom dans ce verset prend le sens de Aqdhy (Juge) comme la dit Al Wâ7idy dans son Tafsir et Al Râzy dans son Tafsir et Ibn 3âdel dans Tafsir Al Libâb, et enfin Al Aloussî dans Rû7 Al Ma3âny et d’autre aussi.

Après avoir vu que le Hokm prenait le sens de Qaqha² et le Qadha² le sens de Hokm à savoir Juger ; jugement ; décret etc.… Nous allons prendre la définition que les Savants ont fait du Qadha² pour le superposer au Hokm vu que le Hokm prend aussi le sens de Qadha², les Hanafites ont définit le Qadha² comme étant :

الفصل بين الناس في الخصومات, حسما للتداعي, وقطعا للنزاع بالأحكام الشرعية المتلقاه من الكتب والسنة
« C’est le faite de trancher entre les sujets dans les disputes en mettant fin au jugement et couper la dispute à l’aide des verdicts législatif du coran et de la sunna ».Les Malikites comme la définis Ibn Rouchd :

الإخبار عن حكم شرعي على سبيل الإلزام
« Informer sur un statut juridique avec coercition ».

Les Chafiites :

فصل الخصومة بين خصمين فأكثر بحكم الله تعالي
« Trancher dans une dispute entre deux ou plus en s’appuyant du jugement d’Allah ».

Les Hanbalites :

الإلزام بالحكم الشرعي وفصل الخصومات
« Coercition du verdict juridique et le tranchement dans les disputes ».

Ps : coercition c’est obliger il est dit dans le site wikipidea :

Citation:

« La coercition est exercée contre quelqu’un pour le forcer à agir ou l’amener à s’en abstenir. Elle existe par la violence, ou la menace, physique et/ou psychique. L’autorité légale, dont l’État est le sommet dans les sociétés modernes, est en principe la seule à pouvoir l’utiliser, pour assurer la « discipline légale » parmi ses membres http://fr.wikipedia.org/wiki/Coercition.

En s’appuyant donc sur la définition du Qaqha² sachant que le Hokm cest le Qha² et le Qadha² le Hokm, le Hokm est en gros: « trancher dans une dispute ou une injustice avec coercition… » 

C -Le Tahakom linguistiquement :

Le mot Tahâkom vient sur la base verbale (Wazn) de Tafâ3ul, donc nous allons déterminer le sens linguistique du wazn Tafâ3ul pour ainsi connaître le sens du mot Tahâkom. Le wazn Tafâ3ul prend quatre sens en arabe : l’association entre deux ou plus comme par exemple : Takhâsama Zaydoun Wa 3oumar : zayd et Omar se sont disputer, simuler un acte sans pourtant le faire réellement comme Tajâhoul faire semblant d’ignorer une chose, obtenir une chose petit à petit comme par exemple : Tazâyada’n Nîlou (la monté de l’eau du Nil) dans le sens ou l’eau augmentât petit à petit et enfin le dernier sens qui est la conséquence d’un acte chez autrui par exemple : Bâ3adtouhou Fatabâ3d (je me suis éloigner de lui il en a donc fait de même), et étant donner que le Hokm est de trancher dans une dispute ou une affaire, le Tahâkom va être tous simplement le faite de demander ce jugement ce Hokm
Le Tahakom linguistiquement n’est tous simplement le faite de demander jugement chez comme dans le récit rapporter par Muslim : « wa ilayka hâkamtu ; c’est vers toi que j’ai haussé jugement ». 

A noté qu’il y a une légère différence à bien saisir Insha² Allah entre le Tahakom et le Tahkim, le Tahakom c’est demandé jugement chez autrui et le Tahkim c’est délégué le jugement chez autrui, comme il a été dit dans [Al Ba7r Al Ra²q Char7 Kanz Al Daqa²q d’Ibn Najim Al Missry]:

تَوْلِيَةُ الْخَصْمَيْنِ حَاكِمًا يَحْكُمُ بَيْنَهُمَا
« C’est le faite que deux rivaux se référent a un juge pour qu’il tranche entre eux deux ».

D-Le Tahakom religieusement :

Il n’y a pas de différence dans le sens du Tahakom religieusement et linguistiquement, il est dit dans le Char7 du récit« wa ilayka hâkamtu ; c’est vers toi que j’ai haussé jugement » dans Al Nihaya Fi Gharib Al Athar d’Ibn Athir :

أي رَفَعْتُ الحُكم إليك

« A savoir : j’ai haussé le jugement vers toi ».

Et dans 3omdatoul Qary Char7 Sahih Al Boukhary de Badr Al dine Al 3iny il est dit concernant ce récit :

والمحاكمة رفع القضية إلى الحاكم
« Al Mouhakamah (le faite de faire juger) c’est de haussé une affaire au près du Hakem (juge) ».

Donc de là, le Tahakom religieusement c’est de demandé le Hokm chez un endroit précis pour régler un conflit ou rendre une injustice …

2- Le Tahakom dans le Coran.

Nous allons étaler quelque verset sur le Tahkom et voir ce que les Moufasirine (exégètes) ont dit InshAllah.

Le Tahakom n’a lieu que s’il y a litige conflit ou dispute, c’est à ce moment que le litige est réglé selon les enseignements Divins et Prophétiques.

Allah dit :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آَمَنُوا أَطِيعُوا اللَّهَ وَأَطِيعُوا الرَّسُولَ وَأُولِي الْأَمْرِ مِنْكُمْ فَإِنْ تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللَّهِ وَالرَّسُولِ إِنْ كُنْتُمْ تُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآَخِرِ ذَلِكَ خَيْرٌ وَأَحْسَنُ تَأْوِيلًا (59) سورة النساء« 

  1. Ô les croyants ! Obéissez à Dieu, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Dieu et au Messager, si vous croyez en Dieu et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement).Sourate Nissa’.Al Sa3dy dit dans son Tafsir concernant ce verset :

ومثل ذلك قوله تعالى : { فَإِنْ تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللَّهِ وَالرَّسُولِ } يفهم منها أن ما لم يتنازعوا فيه بل اتفقوا عليه أنهم غير مأمورين برده إلى الكتاب والسنة
« Et ce similairement à sa parole Ta3ala : {Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Dieu et au Messager} il est compris de ce verset que s’il n’y a pas de dispute au contraire il y a même accord sur celui-ci, point d’obligation à le renvoyé au Coran et la Sunna ». 

C’est pour cela qu’Abi’l Sou3oud dit concernant ce verset :

أي إن اختلفتم أنتم وأولوا الأمرِ منكم في أمر من أمور الدِّين فراجعوا فيه إلى كتاب الله { والرسول } أي إلى سننه
« A savoir : si vous divergez vous et ceux qui détiennent parmi vous le commandement concernant une chose parmi les choses religieuses, réviser alors le livre d’Allah et {Son Prophète} à savoir sa Sunna ». 

Et bien sur la dispute religieuse n’a lieu que si la chose en question ou les croyants se sont divisé n’est pas compréhension à travers les versets coraniques ou récit prophétique formellement (Nass Qat3i) mais ces derniers mènent plutôt à une compréhension interprétable sur plusieurs sens, c’est là donc qu’il y a dispute, c’est pour cela qu’Al Râzy dit dans son Tafsir :

والثاني : ما لا تكون أحكامها منصوصة عليها وأمر فيها بالاجتهاد وهو قوله : { فَإِن تَنَازَعْتُمْ فِى شَىْء فَرُدُّوهُ إِلَى الله والرسول
« Et le deuxième : les choses dont leurs statut juridique n’est pas indiquer et où l’effort juridique est ordonné et c’est sa parole : {Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Dieu et au Messager} » 

Ceux à qui Allah a invalidé leurs Islam, n’est dû seulement à leurs volonté de faire juger le Taghout alors que Hokm Allah est présent et les attend.
Allah dit :

أَلَمْ تَرَ إِلَى الَّذِينَ يَزْعُمُونَ أَنَّهُمْ آمَنُوا بِمَا أُنزلَ إِلَيْكَ وَمَا أُنزلَ مِنْ قَبْلِكَ يُرِيدُونَ أَنْ يَتَحَاكَمُوا إِلَى الطَّاغُوتِ وَقَدْ أُمِرُوا أَنْ يَكْفُرُوا بِهِ وَيُرِيدُ الشَّيْطَانُ أَنْ يُضِلَّهُمْ ضَلالا بَعِيدًا (*) وَإِذَا قِيلَ لَهُمْ تَعَالَوْا إِلَى مَا أَنزلَ اللَّهُ وَإِلَى الرَّسُولِ رَأَيْتَ الْمُنَافِقِينَ يَصُدُّونَ عَنْكَ صُدُودًا }

  1. N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Tagut, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement. Sourate Nissa.Ibn Kathir dit :

وقوله : { وَإِذَا دُعُوا إِلَى اللَّهِ وَرَسُولِهِ لِيَحْكُمَ بَيْنَهُمْ إِذَا فَرِيقٌ مِنْهُمْ مُعْرِضُونَ } أي : إذا طلبوا إلى اتباع الهدى ، فيما أنزل الله على رسوله ، أعرضوا عنه واستكبروا في أنفسهم عن اتباعه . وهذه كقوله : { أَلَمْ تَرَ إِلَى الَّذِينَ يَزْعُمُونَ أَنَّهُمْ آمَنُوا بِمَا أُنزلَ إِلَيْكَ وَمَا أُنزلَ مِنْ قَبْلِكَ يُرِيدُونَ أَنْ يَتَحَاكَمُوا إِلَى الطَّاغُوتِ وَقَدْ أُمِرُوا أَنْ يَكْفُرُوا بِهِ وَيُرِيدُ الشَّيْطَانُ أَنْ يُضِلَّهُمْ ضَلالا بَعِيدًا (*) وَإِذَا قِيلَ لَهُمْ تَعَالَوْا إِلَى مَا أَنزلَ اللَّهُ وَإِلَى الرَّسُولِ رَأَيْتَ الْمُنَافِقِينَ يَصُدُّونَ عَنْكَ صُدُودًا } [النساء: 60 ، 61

]

« Et sa parole : {S’ils sont invité vers ce qu’Allah a révélé et son Prophète tu verras les hypocrites voilà que quelques-uns d’entre eux s’éloignent.} À savoir : s’ils sont convié à la suivie de la guidance dans ce qu’Allah a révélé sur son Messager, ils s’en détournent et s’enflent d’orgueil à le suivre, et ceci est similairement à sa parole : 60. N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Tagut, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement. 61. Et lorsqu’on leur dit : « Venez vers ce que Dieu a fait descendre et vers le Messager », tu vois les hypocrites s’écarter loin de toi.} ».
Et Al Razy dit concernant ce verset dans son Tafsir :

لا يطيعون الرسول ولا يرضون بحكمه ، وإنما يريدون حكم غيره
« Ils n’obéissent pas au Messagers et ne sont point satisfait de son jugement, ils veulent seulement le jugement d’autrui ». 

C’est pour cela qu’Allah dit dans un autre endroit similairement : {48. Et quand on les appelle vers Dieu et Son messager pour que celui-ci juge parmi eux, voilà que quelques-uns d’entre eux s’éloignent.
49. Mais s’ils ont le droit en leur faveur, ils viennent à lui, soumis.
50. Y a-t-il une maladie dans leurs cœurs ? Ou doutent-ils ? Ou craignent-ils que Dieu les opprime, ainsi que Son messager ? Non !… mais ce sont eux les injustes.}. 

Et Ibn Kathir dit :

وقوله : ( يصدون عنك صدودا ) أي : يعرضون عنك إعراضا كالمستكبرين عن ذلك ، كما قال تعالى عن المشركين : ( وإذا قيل لهم اتبعوا ما أنزل الله قالوا بل نتبع ما وجدنا عليه آباءنا ) [ لقمان : 21 ] هؤلاء وهؤلاء بخلاف المؤمنين ، الذين قال الله فيهم : ( إنما كان قول المؤمنين إذا دعوا إلى الله ورسوله ليحكم بينهم أن يقولوا سمعنا [ وأطعنا وأولئك هم المفلحون ] ) [ النور : 51 ] .
« Et sa parole : {voilà que quelques-uns d’entre eux s’éloignent.} À savoir : ils se détournent de toi tel des orgueilleux comme le dit sur les polythéistes : {21. Et quand on leur dit : « Suivez ce que Dieu a fait descendre », ils disent : « Nous suivons plutôt ce sur quoi nous avons trouvé nos ancêtres ». Est-ce donc même si le Diable les appelait au châtiment de la fournaise !} Eux et les autres sont différent des croyant : {51. La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Dieu et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est : « Nous avons entendu et nous avons obéi ». Et voilà ceux qui réussissent.}. ».

Ils se sont détournés malgré la présence de Hokm Allah, c’est pour cela qu’Allah a invalidé leurs Islam. Mais les suiveurs de Moukhlif ont relevé une problématique très intéressante et très pertinente –même s’ils ne sont pas donné la penne de la résoudre ou tout au moins en la résolvant à moitié et sans effort remarquer- qui est : doit-ont dire que le Chirk est permis en absence d’état islamique ? Pourquoi ne pas commettre les autres formes de Chirk alors ou encore plus simple, pourquoi se contredire en autorisant une forme tout en interdisant une autre ? C’est ce que nous allons voir dans le prochain point Inshallah toujours très brièvement InshaAllah.

3-Résolution d’une problématique : « est-ce que toute solution menant à la cessation d’une affaire au près du Taghout entre dans le Tahâkom au Taghout? ».

Il est essentiel tout d’abord de faire la différence entre le Tahâkom chez le juge qui tranchera selon le jugement du Taghout et la démarche faite au près d’un juge Taghout ou d’un détendeur de Pouvoir appelé Sultan en arabe qui possède un pouvoir et une force non en tranchant dans une affaire. Le Tahâkom au Taghout celui au quel Allah annulé son Koufr Bil Taghout n’est qu’en réalité la demande de jugement dans une affaire ou une dispute, donc toute personne qui commet le Tahâkom au Taghout et fait du support sur lequel le Tahâkom sera réaliser une constitution contraire à celle d’Allah, cette personne n’a pas mécrut au Taghout car le support du jugement sur lequel son affaire ou dispute sera réglé est un support satanique alors que le Hokm n’appartient qu’a Allah.. En ce qui concerne la déposition d’une démarche au près d’un Taghout il y a un détaille à ne pas négliger : si le sens voulu de cette démarche est de demander le Sultan de la force et du pouvoir et bien pas de mal à cela, car sous ce Sultan de la force et du pouvoir entre le Tadhaloum et la demande d’aide, sachant que dans le Coran, le mot Sultan est cité sous deux sens, le premier sens est le Sultan de la preuve (Al Huja) Allah dit : { 151. Nous allons jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Car ils ont associé à Dieu (des idoles) sans aucune preuve (Sultan) descendue de Sa part. Le Feu sera leur refuge. Quel mauvais séjour que celui des injustes !} Al Imran, et il dit {81. Et comment aurais-je peur des associés que vous Lui donnez, alors que vous n’avez pas eu peur d’associer à Dieu des choses pour lesquelles Il ne vous a fait descendre aucune preuve (Sultan) ? Lequel donc des deux partis a le plus droit à la sécurité ? (Dites-le) si vous savez.} Et il dit : {33. Dis : « Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l’agression sans droit et d’associer à Dieu ce dont Il n’a fait descendre aucune preuve (Sultan), et de dire sur Dieu ce que vous ne savez pas ».}, ces verset ont été révélé dans le sens du Sultan de la preuve Al Hujja. Le deuxième sens du Sultan cité dans le Saint Coran c’est le Sultan du pouvoir et de la force et de la capacité, Allah dit : {22. Et quand tout sera accompli, le Diable dira : « Certes, Dieu vous avait fait une promesse de vérité; tandis que moi, je vous ai fait une promesse que je n’ai pas tenue. Je n’avais aucune autorité (Sultan) sur vous si ce n’est que je vous ai appelés, et que vous m’avez répondu. Ne me faites donc pas de reproches; mais faites-en à vous même. Je ne vous suis d’aucun secours et vous ne m’êtes d’aucun secours. Je vous renie de m’avoir jadis associé [à Dieu] ». Certes, un châtiment douloureux attend les injustes [les associateurs].} Ibrahim, et Allah dit : {65. Quant à Mes serviteurs, tu n’as aucun pouvoir (Sultan) sur eux ». Et ton Seigneur suffit pour les protéger !}Al Isrâ² Et il dit aussi Ta’ala : {42. Sur Mes serviteurs tu n’auras aucune autorité (Sultan), excepté sur celui qui te suivra parmi les dévoyés.} Al Hijr, et Allah dit aussi : {99. Il n’a aucun pouvoir (Sultan) sur ceux qui croient et qui placent leur confiance en leur Seigneur.} L’abeille. Donc le Tahâkom au Taghout dans le sens où il y a demande de sa preuve et sa Hujja pour trancher dans une affaire ça c’est l’approbation au jugement du Taghout dans le sens ou il fait du jgement du Taghout la base dans sa revenue pas au Hokm d’Allah Ta’ala, celui donc qui demande le Sultan de la preuve du Taghout a commit un Chirk Akbar qu’Allah nous en préserve. Par contre celui qui demande le Sultan du pouvoir et de la capacité, celui là n’a en aucun cas demandé le jugement du Taghout donc le Sultan du pouvoir et de la capacité est exclus du Tahâkom au Taghout comme le Sultan du Tadhaloum, du Istinsâr et du Tassalou7 (chose que nous allons expliquer dans le prochain paragraphe), le musulman peut être amener à demander le pouvoir et la capacité détenu par les Tawaghites pour un Tadhaloum, Tasâlou7 ou Instinsâr.
Pour donc répondre à la problématique de nos amies il est essentiel de préciser la différence entre le Tahakom et certaine forme de chose qui est confondu par un bon nombre de gens comme étant du Tahakom alors qu’il ne l’est pas comme nous allons le voir.

Il y a une différence entre le Tahâkom et le Tasâlou7 (conciliation).

Le Tahâkom comme nous l’avons précédemment vu c’est le faite de demander jugement chez autrui pour trancher dans une dispute ou régler une injustice.

En ce qui concerne le Soul7 (conciliation) linguistiquement, c’est comme l’a dit Al Râgheb :

الصلح يختص بإزالة النفار بين الناس، فهو قطع المنازعة
« Le Soul7 concerne la suppression de l’éloignement entre les gens, c’est donc le faite de mettre fin a la dispute ». [Al Misbâ7 Al Mounîr].

En ce qui concerne son sens religieux les Savants on beaucoup divergé sur sa définition mais nous allons prendre cité la définition cité dans Majalatoul A7kâm 599/1 celle-ci suffira Inshallah :

عقدٌ يتّفق فيه المتنازعون في حقّ على ما يَرفع النزاع بينهما
« Chose sur laquelle les contestants se mettent d’accord sur un droit permettant de mettre fin a leurs mutuel litige ».

Donc le Tahâkom et le Tasâlou7 mettent fin tous deux au litige présent entre deux rivaux, sauf que le dans le cas d’un Tahâkom il est essentiel qu’un juge soit présent ou les deux rivaux, et dans le cas du Tasâlou7, l’accord se fait sois entre les deux rivaux ou en nominant un volontaire de confiance entre eux deux, comme la tribut du Sahâby Abou Chouray7 a fait avec lui, d’ailleurs ils l’avaient surnommé Abou Hakam vu sa justesse dans le Hokm mais le prophète le surnommas Abou Chouray7 étant donné que le seul Hakam est Allah, rapporté par Abou Daoud.

En ajoutant qu’il y a aussi différence entre le Tahâkom et le Tasâlou7 de deux cas de figure :

– Ce qui résulte du Tahâkom c’est un jugement juridique contrairement au Tasâlou7 qui lui donne naissance à une entente mutuel entre les deux rivaux, il y a donc différence entre un jugement juridique et une entente mutuel appelé en arabe 3aqd Ridhâ²y (عقد رضائي).

– Dans le Tasâlou7, un des deux rivaux renonce à un de ses droits dans le but de se mettre d’accord et mettre fin a la dispute, alors que dans le Hokm il n’y a pas de renoncement au droit prescrit par le juge, il est dit dans Dorar Al A7kâm Char7 Majalatoul A7kâm :

وَالْحُكْمُ فِي اصْطِلَاحِ الْفُقَهَاءِ هُوَ: عِبَارَةٌ عَنْ قَطْعِ الْقَاضِي الْمُخَاصِمَةَ وَحَسْمِهِ إيَّاهَا عَلَى الْوَجْهِ الْمَخْصُوصِ. وَقَيْدُ الْوَجْهِ الْمَخْصُوصِ هُوَ لِإِخْرَاجِ الصُّلْحِ الَّذِي يَجْرِي بَيْنَ الْخَصْمَيْنِ ؛ لِأَنَّ الْمَقْصُودَ مِنْ الْوَجْهِ الْمَخْصُوصِ هُوَ أَلْفَاظُ الْقَاضِي كَأَلْزَمْت أَوْ حَكَمْت أَوْ أَنْفَذْت الْقَضَاءَ عَلَيْك ، فالصُّلْحَ هُوَ عَقْدٌ يَرْفَعُ النِّزَاعَ بِالتَّرَاضِي بَيْنَ الطَّرَفَيْنِ … والْحُكْمُ ، هُوَ عِبَارَةٌ عَنْ قَطْعِ الْقَاضِي الْمُخَاصَمَةَ وَحَسْمِهِ إيَّاهَا
« Et le Hokm dans le vocabulaire des Jurisconsultes : c’est la mise en rupture du Juge à la dispute en la finalisant selon le cas de figure voulut. Et la mise en place du cas de figure voulut n’est seulement dû à amener un terrain d’entente entre les deux rivaux, car le sens voulut du cas de figure sont des parole dites par le Juge tel que “ J’oblige…“ ou “ Je juge…“ ou encore “ J’applique le jugement sur toi …“ la conciliation es donc la mise en place d’un terrain d’entente qui met fin à la dispute avec le contentement des deux rivaux… et le Hokm c’est la mise en rupture du Juge à la dispute en la finalisant selon le cas de figure voulut. »

Il y a une différence entre le Tahâkom et l’Istijârah (couvrir une personne du mal des autres en le cachant chez sois ou le l’annoncant a son peuple comme étant sous sa protection) ou/ l’Istinsâr (la demande d’aide ou de secours).

Il a été dit dans Al Mou3jam Al Wassît volume 1 page 50 et volume 1 page 205 :

استأمن إليه استجاره و طلب حمايته ، و يقال استأمن الحربي استجار و دخل دار الإسلام مستأمناً و فلانا طلب منه الأمان و ائتمنه .. استجار بفلان استغاث به و التجأ إليه وسأله أن يؤمنَّه ويحفظه وفي التنزيل العزيز : « وإن أحد من المشركين استجارك فأجره


« “Ista²manah Ilayhi (envers lui) : il demanda sa protection, et il est dit : Ista²manah le Harby (le mécréant) à savoir qu’il demanda refuge et entra dans l’état islamique avec protection. Et tel personne lui demanda protection (Amâne) et le protégeas (I²tamanah) … Il demanda refuge (Istajâr) chez tel personne : il fit appel à lui, l’appela et lui demanda secours et protection, et dans la révélation bien-aimé : {Et si l’un des associateurs te demande asile, accorde-le lui}. »

En ce qui concerne son sens religieux, Al Nasfy dit dans Tolbatou’l Tolbah volume 1 Page 424 :

الِاسْتِجَارَةِ وَهى سُؤَالُ الْأَمَانِ يُقَالُ اسْتَجَارَهُ فَأَجَارَهُ قَالَ تَعَالَى ( وَإِنْ أَحَدٌ مِنْ الْمُشْرِكِينَ اسْتَجَارَكَ فَأَجِرْهُ
« Al Istijarha est la demande de protection, il est dit Istajârahou il la donc “Ajârouh“ Allah dit : {Et si l’un des associateurs te demande asile, accorde-le lui}. ».

Comme exemple pour Al Istinsâr ou Al Istijârah, c’est Hilf Al Foudhoul pendant l’époque de la Jahilya, Hizb Al Foudhoul qui a été créé par des tribus de Qouraych et qui consistait à venir en aide a chaque injustice commise, la tribu donc de Bany Hichâm, Bany Al Moutalib, Asadou Ibn 3ouzah, Zahrah ibn Kilâb et Taymou Ibn Mourah se réunirent dans la maison de Abd Allah Ibn Jad3âne Ibn ‘Omarou Ibn Ka3b Ibn Sa3d Ibn Taym Ibn Mourah Ibn Lou²ay pour mettre place a ce nouveau Hibz, sachant que le Prophète fit l’éloge de Hizb Al Foudhoul.

Faire donc appel au Tawaghites, aux soldats du Taghout à l’armé ou la police ou la gendarmerie, ceux qui détiennent le pouvoir et la force pour se protéger d’un mal, éteindre un feu, retrouver un fils perdu ou autre n’a rien avoir avec le Tahakom, car le Tahakom comme nous l’avons vu et revu c’est le faite de demander le jugement (le Houkm) Alors que l’Istinssar ou l’Istijârah est le faite de demander protection, refuge et secours.

Il y a différence entre le Tahâkom et le Tadhaloum (se plaindre d’une injustice).

Linguistiquement le Tadhaloum c’est se plaindre d’une injustice (voir Al Mou3jam Al Wassîte volume 2 page 57, Al Qamouss Al Mou7ît volume 3 page 255, et Lissâne Al ‘Arabe volume 12 page 373).

Et religieusement le Tadhaloum comme l’a définis Al Nawawy dans Riyadh Al Sâli7ine :

الأول التظلم فيجوز للمظلوم أن يتظلم إلى السلطان والقاضي وغيرهما ممن له ولاية أو قدرة على إنصافه من ظالمه، فيقول: ظلمني فلان بكذا.

« Le premier c’est le Tadhaloum, il est permis à celui qui a été victime d’une injustice de se plaindre à celui qui détient le pouvoir, le juge ou autre parmi ceux qui détiennent le commandement et ont un pouvoir pour donner justice a son injustice, il dit donc : tel personne a été injuste envers moi dans tel chose ».

Il y a donc une grande différence entre le Tahâkom et le Tadhaloum, par exemple si une injustice est commit, le Tahâkom sera de demander Le Hokm ou de trancher dans cette injustice pour que justice sois faite, ce qui nous fait revenir a la définition du Tahâkom de départ qui est de demandé le Hokm chez un endroit en question … Par contre le Tadhaloum si injustice est commit sera de se plaindre chez le détendeur du Pouvoir appel le Taghout Emir Soultane ou autre pour que son injustice sois rendu, vous voyez la différence mes chère frère ?

Et bien sur dans le Tadhaloum entre toute sorte de genre, comme la restitution d’un bien ou autre, toute sorte d’injustice commise.

Et de là nous répondons à la problématique de nos amis les Ghoulât après avoir exclus certaine formes de Tahâkom par apparence non en réalité, que le Tahâkom est de demander jugement dans une affaire en question, et si le Hokm demander se tranchera selon les lois du Chaytâne là c’est du Chirk Akbar donc du Tahâkom au Taghout par contre si le Tahâkom en apparence se fait dans des choses qui ne viennent pas a l’encontre de la législation Islamique c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de Ta7lîl ou de Ta7rîm dans la délibération du jugement comme c’est le cas du Tasâlou7, Istijârah et Tadhaloum, cela n’est pas considéré comme du Tahâkom, Mohamed Ibn Ibrahîm dit :

أما بالنسبة لما انتهى عند قُضاة العشائر فإنْ كان ذلك عن طريق الصلح ولم يتضمن هذا الصلح تحليل محرم أو تحريم حلال فالصلح صحيح ، وإن كان يتضمن هذا الصلح فذلك غير صحيح ؛ لأن المعروف عن مشائخ العشائر الجهل وعدم العلم بالأحكام الشرعية فالتحاكم إليهم من باب التحاكم إلى الطاغوت
« En ce qui concerne pour celui qui se retrouve chez les juges de tribu, si cela est fait dans le but du Soul7 (conciliation) sans que ce Soul7 présente en lui-même l’autorisation d’un Harâm ou l’interdiction d’un Halâl le Soul7 est donc authentique, mais si ce Soul7 se caractérise de cela ( Ta7rîm Ta7lîl) ce Soul7 n’est donc pas authentique, car le connu chez ses Chouyoukh de tribu c’est l’ignorance et la non connaissance au Statut religieux, le Tahâkom chez eux est donc un Tahâkom au Taghout ». MajMou3 Fatâwa et Rasa²el du Cheykh, discours numéro 666 daté du 5/6 /1386.

Il y a deux point essentiel a tiré de ce que viens de dire le Cheykh :

-il employa le terme « Tahâkom » si il est question de Tahrim et Tahlil dans le jugement “ le Tahâkom chez eux est donc un Tahâkom au Taghout“ alors qu’au début du paragraphe quand il parla du Tasâlou7 il la pas appelé Tahâkom au Taghout.

-il posa la condition de la non présence du Tahlil et du Tahrim dans ce Soul7 pour que cela ne sois pas considérer comme du Tahâkom au Taghout “sans que ce Soul7 présente en lui-même l’autorisation d’un Harâm ou l’interdiction d’un Halâl “ , et ce point est essentiel, et il est a retenir aussi Inshallah, car c’est autours de cette condition que nous allons remarquer dans le prochain point que nos Chouyoukh ont toucher la vérité Inshallah, et c’est avec cette condition là aussi que nous déterminerons le cas de l’avocat et la déposition de plainte.

Il y a bien sur d’autre forme de Tahâkom en apparence qui ne font pas partie du Tahâkom au Taghout mais ceci n’est qu’un résumer comme nous l’avons précisé nous avons donc cité les points les plus importants.

5- Au final ce que nous tirons.

Au final nous disons, le Tahâkom au Taghout est un Chirk Akbar qui annule l’islam et c’est tous simplement le faite de demander jugement chez le juge c’est-à-dire de demander au juge du Taghout à ce qu’il tranche dans son affaire en question et cette personne à oublié que c’est Allah le Hakam Soubhanahou Wa Ta’ala lui seul Jala Jalâlouh qui doit être distingué par le jugement Azza Wa Jal.

Le Tahâkom c’est donc la demande de jugement Talaboul Hokm et celui qui demande au Taghout une chose qu’Allah y a tranché et bien cette personne a demandé le jugement du Taghout et a annulé son Islam.

Ajoutant à cela que le Tahâkom au Taghout par nécessité n’est pas permis, le Koufre ou le Chirk n’a jamais été permis en cas de nécessité, donc les quelques égarements justifiant la permission de se référé au jugement du Taghout sois disant par nécessité est un égarement à mettre en garde et a évité, Ali Al Khoudayr dit :

الضرورة لا تبيح الكفر ولا تبيح التحاكم إلى الكفر
« La nécessité n’autorise ni la mécréance ni le jugement à la mécréance ». Al Mou3tassar Char7 Kitâb Al Tawhîd page 303.

Mais il y a des choses à ne pas faire entrer dans le Tahâkom au Taghout et c’est pour cela que nous avons écrit ce résumé pour mettre les choses au point et éclaircir les choses. Parmi ces choses : « toute sorte de moyen ou démarche constituant pas une légiférassions ou un Tahlil ou un Tahrim au près du Taghout menant à la résolution d’une affaire ». Et nous avons vu parmi ces démarche quelque exemple les plus important qui sont l’Istinsâr le Tadhaloum et le Tasâlou7 et nous avons vu que nos Chouyoukh ont bien détaillé ce points en excluant du Tahâkom toute forme de démarche autoriser par la législation.

C’est pour cela qu’Al Sarkhassî dans Char7 Al Siyar Al Kabîr autorise la demande d’aide au détendeur du pouvoir d’un pays mécréant :

وَلَوْ اسْتَوْدَعَ مُسْلِمٌ مُسْلِمًا شَيْئًا وَأَذِنَ لَهُ إنْ غَابَ أَنْ يُخْرِجَهُ مَعَهُ فَارْتَدَّ الْمُودَعُ وَلَحِقَ بِدَارِ الْحَرْبِ ، فَلَحِقَهُ صَاحِبُهُ وَطَلَبَهُ مِنْهُ فَمَنَعَهُ ، وَاخْتَصَمَا فِيهِ إلَى سُلْطَانِ تِلْكَ الْبِلَادِ ، فَقَصَرَ يَدَ الْمُسْلِمِ عَنْهُ ، ثُمَّ أَسْلَمَ أَهْلُ الدَّارِ فَالْوَدِيعَةُ لِلْمُودِعِ لَا سَبِيلَ لِصَاحِبِهَا عَلَيْهَا
« Si un Mouslim confit une chose a un Mouslim en lui donnant la permission de voyager avec s’il s’absente, si celui à qui la chose a été confié apostasie et rejoint une terre de mécréance et l’auteur à qui la chose appartient le rejoint tout en le lui demandant mais il refusa et se disputaient au près de celui qui détient le pouvoir dans ce pays […] ».

Le lieu de témoignage dans cette parole d’Al Sarkhassî c’est qu’il ne dénigra pas dans son exemple celui réclame son droit au près du Taghout à savoir l’Istinsâr ici ou le Tadhaloum : « et l’auteur à qui la chose appartient le rejoint tout en le lui demandant mais il refusa et se disputaient au près de celui qui détient le pouvoir dans ce pays ». 

Et Ibn Kathîr rapporte une histoire qui c’est dérouler entre Al Hussain fils de Ali et Walid Ibn Otba Ibn Al Mughirah dans Al Bidâyah Wal Nihâyah Vol 2 page 293 où une controverse au sujet d’un bien se passa entre Al Hussain Ibn Ali Ibn Abî Tâleb et Al Walid Ibn Otba Ibn Abi Sofiane, Al Hussain dit alors à Al Walîd :

فقال له الحسين أحلف بالله لتنصفني من حقي أو لآخذن سيفي ثم لأقومن في مسجد رسول الله صلى الله عليه وسلم ثم لأدعون بحلف الفضول
« Al Hussain lui dit alors : “ Si tu ne te fait pas juste envers mon droit je prendrai certes mon épée et j’irais jusqu’au Masdjid du Messager d’Allah sws et je ferais certes appel à Hilf Al Foudhoul ! ».

Voici Al Hussain qu’Allah soit agrée de lui qui menace de faire appel au Hlif Al Foudhoul crée dans la Jahilya par des Mouchrikine, ce groupe appelé Hilf Al Foudhoul venait en aide à ceux qui ont été victime d’une injustice. Ce qu’Al Hussain a dit peut être considéré comme du Tadhaloum ou de l’Istinsâr.

Et Ibn Taimya dit dans ses recueils tome 7 pages 314 :

فحقوق العباد مثل قضاء الديون رد الغصوب والعوارى والودائع والإنصاف من المظالم من الدماء والأموال والأعراض إنما هي حقوق الآدميين وإذا أبرئوا منها سقطت وتجب على شخص دون شخص في حال دون حال لم تجب عبادة محضة لله على كل عبد قادر ولهذا يشترك فيها المسلمون واليهود والنصارى بخلاف الخمسة فإنها من خصائص المسلمين
« Le droit des hommes comme le remboursement des prêts et la restitution des violations et des montures et des biens confié puis la justesse dans les injustices sanguine des biens et des honneurs, se sont des droits propres aux humains s’ils ont donc réglé cette injustice ils ne serons plus redevable, sachant qu’il peut être obligatoire à certaine personne contrairement à d’autre dans des moments contrairement à d’autre, il ne constitue pas une adoration pure obligatoire à Allah chez toute personne ayant la possibilité de le faire, c’est pour cela que ce point s’associe avec les musulmans juif et chrétiens contrairement aux cinq autres qui sont propre aux musulman ». 

Regardez ce que dit Ibn Taimya, le droit des hommes est une chose partagé entre nous et les gens du livre. Et quand il dit ça RahimahouAllah, cela veux dire que les démarche pour réglé les injustices, viol de bien et autre sont permis entre les enfants d’Adam, leurs mécréants et leurs Musulman à condition que ces démarches ne constituent pas en eux même un Tachrî3 à savoir un Tahlil ou un Tahlil, dans ce cas il aura demandé le Jugement au Taghout non un Tadhaloum un Istinsâr ou autre parmi les choses permise.

Et ce qui est dit pour les démarches permises qui n’entrent pas dans le Tahâkom est dit pour l’avocat et porter plainte pas de différence.

Si la personne qui porte plainte le fait sur une chose qui va à l’encontre de ce qu’Allah a formellement rendu licite ou illicite et bien l’auteur de cette plainte est un Kafer apostat et ya pas de conséquence de doctrine comme la prétendu Abu Hassan Al Belgikî dans ses principes du Takfir il dit : «Donc, celui qui porte plainte à la police n’est pas coupable de grande mécréance, et ne peut être jugé apostat pour cela, même si la conséquence de cette plainte amènera à une mécréance ; car la règle dit : « On ne juge pas un homme d’après la conséquence de sa parole ou de son acte. » 

Affirmer dans tous les cas que porter plainte chez le soldat du Taghout n’est pas une mécréance sois disant que cela entre sous les conséquences des actes est une grande faute sur laquelle il faut se méfier pour ceux qui ont lu son exposer car comme je les dis il se peut que cette personne aille porter plainte sur une chose allant à l’encontre des principes islamique il sera donc juger mécréant automatiquement pour s’être plaint d’une chose qu’Allah à interdis ou rendu licite. Il a été dit concernant la définition de la plainte dans le site du ministère de la justice dans la rubrique droit et démarche http://www.vos-droits.justice.gouv.f…&article=11183 que la plainte est le faite de s’estimer victime d’une infraction. Or s’estimer victime des prescriptions d’Allah (Les choses Haram et Halal) et un acte d’apostasie évident. Maintenant si la plainte en question a pour but de récupérer un bien, régler un préjudice ou autre parmi les chose qui ne contredisent pas les législations islamique et bien cet acte ne devient pas un acte de mécréance et d’apostasie, il y a donc un détaille à faire à ne pas négliger. En ce qui concerne le statut Islamique de l’avocat pareil, il y a un détail à faire, s’il défend une affaire qui constitue un Tahlil ou un Tahrim nul doute sur sa mécréance, par contre s’il se porte parole pour son client en réclament un bien volé, une injustice ou autre et bien ceci n’entre pas dans le Tahâkom comme nous l’avons vu. Reste un point concernant l’avocat : est-il permis d’engager un avocat mécréant, et qu’elle est le statut juridique de l’avocat ? Je vous laisse avec une modeste réponse que j’ai écrite à un frère il y a quelque mois qui m’avait posé une question sur la légitimité d’engager un avocat mécréant :

Citation:

Wa’lîkom Assalâm Wa Rahmatoul’Lâhi Wa Barakâtouh Akhî’l Karîm, Hayâk Allah.

Louange à Allah, nous le louons et nous lui demandons pardon, et nous cherchons refuge auprès d’Allah contre nous même, et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide, il ne sera point perdu, et celui qu’Allah égare, il ne sera point guidé. Et je témoigne que LE Seul qui mérite l’adoration est Allah et que Mohammed est Son serviteur et Son messager.
{O vous qui avez cru! Craignez Allah comme IL doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. }
{O vous les hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a crées d’un seul être, et a crée de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes ALLAH vous observe parfaitement.}
{O vous qui avez cru! Craignez Allah et parlez avec droiture afin qu’IL améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Allah et à Son Messager obtient certes une grande réussite.}
La plus véridique des paroles est celle d’Allah, et la meilleure des voies est celle du Prophète, et la plus mauvaise des choses est la nouveauté, et toute nouveauté est innovation et toute innovation est égarement, et tout égarement est au feu.
Ammâ Ba’d,
Tu as questionné Akhî’l Karîm sur le statut juridique de l’Islâm dans l’engagement d’un avocat pour prendre défense devant le Tâghout des tribunaux non Islamiques de notre époque ; et bien voici une brève réponse Inshallah de ton modeste Frère et puisse Allah venir à l’aide de notre Frère en question, Allâhouma-Amîne :
Il n’est nul doute que le terme Mouhâmî (Avocat) n’était pas connu sous se terme ni dans la Jurisprudence Islamique avant l’installation de ces tribunaux mécréante.
Il est donc nécessaire de définir le mot Avocat selon la langue arabe et définir la profession d’Avocat selon les lois du Taghout essayant ainsi après définition de trouver une fonction Islamique-ment Religieuse proche de la profession d’Avocat.
La terminologie d’Al Mouhâmâ (Avocat) dans la langue Arabe :
Al Zoubaydî dit dans « Tâj Al ‘Arôuss Min Jawâhir Al Qâmôuss » :
حمى الشيء يحميه حمياً بالفتح وحماية بالكسر ومحمية منعه و دفع عنه ، وحاميت عنه محاماة وحماء منعت عنه
« Il protégea la chose il est donc protecteur “Hamyan“ avec le Fat7 et Himâyah avec le Kassr et Mahmiyah (protéger) s’il la empêcher et plaider en sa faveur, et tu as défendu (Hâmîte) en sa faveur : Mouhâmâh puis Himâ² à savoir : tu la défendu »
Le terme Mouhâmî (Avocat) existe donc bien dans la langue Arabe et c’est un mot qui provient du verbe Hamâh حمى qui tourne autours du sens de protéger, défendre et plaider en faveur de. Et Allah Demeure le plus Savant.
La terminologie d’Al Mouhâmâh (Avocat) selon les lois du Taghout :
Il est dit dans le dictionnaire des Juriste http://www.dictionnaire-juridique.co…ion/avocat.php :
« Les avocats sont des juristes qui font partie d’une organisation professionnelle dite Ordre des Avocats au Barreau de la ville où se trouve le siège d’un Tribunal de Grande Instance. Leur fonction consiste principalement à consulter, de rédiger des actes juridiques, et surtout d’assister leurs clients devant une juridiction, devant une juridiction arbitrale ou un Conseil de discipline. »
Et il est dit dans le Taghout du règlement intérieure national de la profession d’Avocat, article 6 concernant la mission de la profession d’Avocat :
« Missions
6.2 Il assiste et représente ses clients en justice, et à l’égard de toute administration ou personne chargée d’une délégation de service public, sans avoir à justifier d’un mandat écrit, sous réserve des exceptions prévues par les textes légaux et réglementaires »
Donc la principale fonction de l’Avocat est d’assister son client pour le défendre concernant tous les domaines de l’avis comme le stipule l’article 6 règlement intérieure national de la profession d’Avocat :
« L’avocat a vocation à intervenir à titre professionnel dans tous les domaines de la vie civile, économique et sociale »
Il n’y a donc pas d’exception quant à l’exercions de sa mission et ce dans tous les domaines. Et Allah Demeure le plus Savant.
Après avoir brièvement prit connaissance de la terminologie d’Avocat selon la langue arabe et selon les lois juridiques nous constatons que la profession d’avocat est tous simplement le choix d’une personne de faire confié la prise en charge de ses affaires à une autre personne bien définit, appeler en arabe Al Tawkîl التوكيل qui est le commissionnement ou la délégation.
La terminologie d’Al Wikâlah linguistiquement :
Elle peut avoir plusieurs sens :
1- Al Hifdh (La protection) Allah dit : {ils dirent : « Dieu nous suffit et quel bon défenseur! »}, dans le sens ou Allah est le protecteur concernant ceux qui placent leurs totales protections en Lui.
2- Al-Tafwîdh (le commissionnement) il est dit «Tawakal ‘Ala’lLâh » (“place ton Tawakoul en Allah“), à savoir : commissionne ta situation en Allah et s’est Lui qui te protégera et te donnera victoire s’il veut.
3- Un des noms d’Allah c’est Al-Wakîl à savoir le fidéjusseur, le garant, le répondant ou celui qui cautionne le bien des gens.
4- Al-Wakîl, celui qui se charge des affaires des autres.
Et Allah demeure le plus Savant.
La terminologie d’Al Wikâlah Religieusement :
Ibn Hajar dit dans Fath Al Bârî concernant la définition d’Al Wikâlah :

هي إقامة الشخص غيره مقام نفسه مطلقاً، أو مقيداً
« C’est le faite de représenter une autre personne à l’absolue ou avec des conditions »
Et il est dis dans Nihâyatoul Mou7tâj Page 15 :
تفويض شخص لغيره ما يفعله عنه حال حياته
« Commissionner une personne pour une autre pour la gestation de ses affaires durant sa vie »
Et pour plus d’information sur les preuves religieuse affirmant l’autorisation d’Al-Wikâlah, revenir aux ouvrages de Fiqh prévu à cet effet InshAllah.
Après avoir pris connaissance d’Al-Wikâlah religieusement et sa légitimité, une question se pose, est-il permis de commissionner un mécréant ? Cette question est essentielle car s’est sur elle que la conclusion finale résultera.
Alors, nous avons dit tout au début que la forme la plus proche de la profession d’Avocat était Al-Wikâlah religieusement parlant, nous allons donc voir ce qu’ont dit les Savants sur le commissionnement d’un mécréant concernant Al-Wikâlah
D’après mon maigre savoir, et Allah demeure certes le plus Savant, il est permis, au contraire Ibn Moundhr cite même qu’il n’y a pas de divergence sur ce sujet.
Et L’Imam Al Boukhârî a donné nom a un de ses chapitre dans son authentique :
باب إذا وكل المسلم حربياً في دار الحرب ، أو في دار الإسلام جاز
« Chapitre : “si le Musulman commissionne un Harbî (mécréant) dans la terre de mécréance ou dans une terre Islamique : cela est permis“ »
Et il a témoigné Rahimahou Allah pour ce chapitre du récit de Abdel Rahmâne Ibn ‘Awf avec ²Oumâyah Ibn Khalaf, Abdel Rahmâne Ibn ‘Awf résidait à Médine (qui était une terre Islamique) a commissionné Oumâyah Ibn Khalaf à la Mec (qui était une terre de mécréance) de ce charger de ses affaires et de ses biens à la Mec et personne ne dénigra cela.
Et Ibn Qoudâmah dit dans son Moughnî 197/7 :
كل من صح تصرفه في شيء بنفسه ، وكان مما تدخله النيابة ، صح أن يوكل فيه رجلاً كان أو امرأة ، حراً كان أو عبداً ، مسلماً كان أو كافراً

« Toute les choses gérable par soi-même permise et légale don la substitution est permise, il y est permit d’y commissionné un homme ou une femme, qu’il soit libre ou esclave, Musulman ou mécréant »
Et il dit aussi :
وإن وكّل مسلم كافراً فيما يصح تصرفه فيه صحّ توكيله
« Et si le Musulman commissionne un mécréant dans la gestation des choses permise, le commissionnement est valide »
Voilà brièvement sans entrer dans les détailles car sinon cela serait très long, et la permission de commissionner un mécréant est permise voir même sans divergence concernant se sujet.
Un dernier point :
Avant de délibéré sur l’autorisation d’engager un avocat pour prendre partie avec l’accuser, il est essentiel de conditionné cette permission par un point essentiel qui est : « l’autorisation de commissionner un avocat mécréant à une seul condition que cette affaire en question ne contredise pas l’Islam, c’est-à-dire dans les choses autoriser ».
Sinon dans le cas contraire cela entrerait sous le générale de ce verset : {Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors de Dieu, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui ! Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.}
Allah à qualifié ici de Mouchrik ceux qui obéissent aux législateurs dans leurs Tahrîm et Tahlîl et dans le récit de ‘Adî Ibn Hâtem le prophète qualifie cette acte “d’adoration“ et il est bien stipuler dans ce récit en question que ‘Adî Ibn Hâtem ignorait que c’était une adoration car il répliqua au prophète : « Nous les avons jamais adoré », donc l’ignorance dans ce sujet n’est pas considéré.
Et sous le générale de ce verset aussi {et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est, certes, dur en punition!}
Et sous le générale du récit rapporter par Mouslim « Celui qui appelle à une bonne voie a un salaire égal à celui de tous ceux qui la suivent sans rien diminuer de leur propre salaire, et celui qui appel à un égarement a un salaire égale de tous ceux qui la suivent sans rien diminuer de leurs propre salaire »
Sachant que celui qui appel l’avocat pour plaider en sa faveur sur une affaire contredisant la législation Islamique a appelé a un égarement qui est le Chirk ici demandons à Allah paix et protection.
Voilà brièvement sans être trops long et InshaAllah il n’y a pas de mal a ce que le Frère en question fasse appel à un avocat, et je te conseil Akhî’l Karîm de demander aux gens de science et de ne pas te fier et contenté à ce qui viens de ce dire car les gens de science son certes les plus aptes à te répondre Wallâhou ‘Alem.
Assalâmou3alaykoum.

Et Cheykh Abou Mohamed Al Maqdisy dit la même au sujet de l’avocat : http://www.tawhed.ws/FAQ/disp

BimiLlâhi Al Rahmân Al Rahîm, voici un bref résumé sur le sujet du Tahâkom Inshallah² le but étant de donner une idée générale sur le sujet avec des preuves suffisantes non en développant le sujet de manière détailler car d’une le temps manque et le but n’est seulement de faire connaître le statut juridique sans être trop long et faire profiter tous le monde InshallAllah. Et cet exposer je l’ai appelé :

« Le résumer suffisant concernant le sujet de la demande de jugement ».
Et nous allons au cours de cet exposer suivre cette présente étape :

1-Ta’rif Al Hokm et le Tahâkom.
2- Le Tahakom dans le Coran.
3-Résolution d’une problématique : « est-ce que toute solution menant à la cessation d’une affaire au près du Taghout entre dans le Tahâkom au Taghout ? »
4-L’avis des Chouyoukh de la Salafya Jihadya sur le Tahakom colle parfaitement avec le point précédent.
5- Au final ce que nous tirons.

________________________________________

1-Ta’rif Al Hokm et le Tahâkom.

Nous allons le définir en premier temps linguistiquement et religieusement.

A- Le Hokm linguistiquement : 

Le Hokm linguistiquement veut dire Al Man3, c’est-à-dire « l’empêchement » comme le précise Ibn Fâres :

هو المنع
« C’est l’empêchement » [Mou3jam Maqayîss Al Loughah 2/91].

C’est pour ça que la bride du Chevale a été nommé Al Hikma en arabe, car elle freine le chevale en tirant donc elle l’empêche.

Et Tha3lab dit par l’intermédiaire d’Al A3raby :

قيل للحاكم حاكم لأنه يمنع من الظلم

« Le Hakem a été appelé “Hakem“ car il empêche l’injustice »

B- Le Hokm religieusement :

Le Hokm religieusement prend le sens de la Juridiction (Al Qadha² ; القضاء) comme la dit Ali Ibn Isma3il : « Le Hokm c’est le Qaqha² »

Regarde aussi :

-Lisân Al Arabe de Ibn Mandhour, Vol 15 page 31.
-Al Qamouss Al Mou7it de Fayrouz Abady Vol 4 page 98.
-Moukhtar Al Si7a7 d’Al Razy Vol 1 page 228.
-Al Ba7r Al Ra²q Char7 Kanz Al Daqa²q d’Ibn Najim Al Missry.
-Al Mou3jam Al Wassît Vol 1 page198:

C’est pour cela que le jour du Jugement est appelé le jour du Fasl (الفصل ; le jour du tranchement), le jour du Qaqha² et le jour du Hokm (Jugement).

Et dans le Saint Coran, le mot Qaqha² prend quatre sens : ordonner ; créé ; mettre fin et le quatrième celui qui nous intéresse c’est juger Allah dit :

قَالُوا لَنْ نُؤْثِرَكَ عَلَى مَا جَاءَنَا مِنَ الْبَيِّنَاتِ وَالَّذِي فَطَرَنَا فَاقْضِ مَا أَنْتَ قَاضٍ إِنَّمَا تَقْضِي هَذِهِ الْحَيَاةَ الدُّنْيَا
{72. nous ne te préférerons jamais à ce qui nous est parvenu comme preuves évidentes. Décrète donc ce que tu as à décréter. Tes décrets ne touchent que cette présente vie.} À savoir ton “Jugement“ ne donnera influence que dans ce bas monde. Et Allah dit aussi :

وَاللَّهُ يَقْضِي(Yaqdhî) بِالْحَقِّ وَالَّذِينَ يَدْعُونَ مِنْ دُونِهِ لَا يَقْضُونَ بِشَيْءٍ إِنَّ اللَّهَ هُوَ السَّمِيعُ الْبَصِيرُ

{20. Et Dieu juge en toute équité, tandis que ceux qu’ils invoquent en dehors de lui ne jugent rien. En vérité c’est Dieu qui est l’Audient, le Clairvoyant.} Yaqdhî dans le sens Yahkom “Juger“.

Et le mot Hakam (=Hokm c’est pareil) dans le coran prend aussi à son tour le sens de Qadha² Allah dit :

قَالَ رَبِّ احْكُمْ(O7kom) بِالْحَقِّ وَرَبُّنَا الرَّحْمَنُ الْمُسْتَعَانُ عَلَى مَا تَصِفُونَ

{112. Il dit : « Seigneur, juge en toute justice ! Et Notre Seigneur le Tout Miséricordieux, c’est Lui dont le secours est imploré contre vos assertions»}. Le mot O7kom dans ce verset prend le sens de Aqdhy (Juge) comme la dit Al Wâ7idy dans son Tafsir et Al Râzy dans son Tafsir et Ibn 3âdel dans Tafsir Al Libâb, et enfin Al Aloussî dans Rû7 Al Ma3âny et d’autre aussi.

Après avoir vu que le Hokm prenait le sens de Qaqha² et le Qadha² le sens de Hokm à savoir Juger ; jugement ; décret etc.… Nous allons prendre la définition que les Savants ont fait du Qadha² pour le superposer au Hokm vu que le Hokm prend aussi le sens de Qadha², les Hanafites ont définit le Qadha² comme étant :

الفصل بين الناس في الخصومات, حسما للتداعي, وقطعا للنزاع بالأحكام الشرعية المتلقاه من الكتب والسنة
« C’est le faite de trancher entre les sujets dans les disputes en mettant fin au jugement et couper la dispute à l’aide des verdicts législatif du coran et de la sunna ».Les Malikites comme la définis Ibn Rouchd :

الإخبار عن حكم شرعي على سبيل الإلزام
« Informer sur un statut juridique avec coercition ».

Les Chafiites :

فصل الخصومة بين خصمين فأكثر بحكم الله تعالي
« Trancher dans une dispute entre deux ou plus en s’appuyant du jugement d’Allah ».

Les Hanbalites :

الإلزام بالحكم الشرعي وفصل الخصومات
« Coercition du verdict juridique et le tranchement dans les disputes ».

Ps : coercition c’est obliger il est dit dans le site wikipidea :

Citation:

« La coercition est exercée contre quelqu’un pour le forcer à agir ou l’amener à s’en abstenir. Elle existe par la violence, ou la menace, physique et/ou psychique. L’autorité légale, dont l’État est le sommet dans les sociétés modernes, est en principe la seule à pouvoir l’utiliser, pour assurer la « discipline légale » parmi ses membres http://fr.wikipedia.org/wiki/Coercition.

En s’appuyant donc sur la définition du Qaqha² sachant que le Hokm cest le Qha² et le Qadha² le Hokm, le Hokm est en gros: « trancher dans une dispute ou une injustice avec coercition… » 

C -Le Tahakom linguistiquement :

Le mot Tahâkom vient sur la base verbale (Wazn) de Tafâ3ul, donc nous allons déterminer le sens linguistique du wazn Tafâ3ul pour ainsi connaître le sens du mot Tahâkom. Le wazn Tafâ3ul prend quatre sens en arabe : l’association entre deux ou plus comme par exemple : Takhâsama Zaydoun Wa 3oumar : zayd et Omar se sont disputer, simuler un acte sans pourtant le faire réellement comme Tajâhoul faire semblant d’ignorer une chose, obtenir une chose petit à petit comme par exemple : Tazâyada’n Nîlou (la monté de l’eau du Nil) dans le sens ou l’eau augmentât petit à petit et enfin le dernier sens qui est la conséquence d’un acte chez autrui par exemple : Bâ3adtouhou Fatabâ3d (je me suis éloigner de lui il en a donc fait de même), et étant donner que le Hokm est de trancher dans une dispute ou une affaire, le Tahâkom va être tous simplement le faite de demander ce jugement ce Hokm
Le Tahakom linguistiquement n’est tous simplement le faite de demander jugement chez comme dans le récit rapporter par Muslim : « wa ilayka hâkamtu ; c’est vers toi que j’ai haussé jugement ». 

A noté qu’il y a une légère différence à bien saisir Insha² Allah entre le Tahakom et le Tahkim, le Tahakom c’est demandé jugement chez autrui et le Tahkim c’est délégué le jugement chez autrui, comme il a été dit dans [Al Ba7r Al Ra²q Char7 Kanz Al Daqa²q d’Ibn Najim Al Missry]:

تَوْلِيَةُ الْخَصْمَيْنِ حَاكِمًا يَحْكُمُ بَيْنَهُمَا
« C’est le faite que deux rivaux se référent a un juge pour qu’il tranche entre eux deux ».

D-Le Tahakom religieusement :

Il n’y a pas de différence dans le sens du Tahakom religieusement et linguistiquement, il est dit dans le Char7 du récit« wa ilayka hâkamtu ; c’est vers toi que j’ai haussé jugement » dans Al Nihaya Fi Gharib Al Athar d’Ibn Athir :

أي رَفَعْتُ الحُكم إليك

« A savoir : j’ai haussé le jugement vers toi ».

Et dans 3omdatoul Qary Char7 Sahih Al Boukhary de Badr Al dine Al 3iny il est dit concernant ce récit :

والمحاكمة رفع القضية إلى الحاكم
« Al Mouhakamah (le faite de faire juger) c’est de haussé une affaire au près du Hakem (juge) ».

Donc de là, le Tahakom religieusement c’est de demandé le Hokm chez un endroit précis pour régler un conflit ou rendre une injustice …

2- Le Tahakom dans le Coran.

Nous allons étaler quelque verset sur le Tahkom et voir ce que les Moufasirine (exégètes) ont dit InshAllah.

Le Tahakom n’a lieu que s’il y a litige conflit ou dispute, c’est à ce moment que le litige est réglé selon les enseignements Divins et Prophétiques.

Allah dit :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آَمَنُوا أَطِيعُوا اللَّهَ وَأَطِيعُوا الرَّسُولَ وَأُولِي الْأَمْرِ مِنْكُمْ فَإِنْ تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللَّهِ وَالرَّسُولِ إِنْ كُنْتُمْ تُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآَخِرِ ذَلِكَ خَيْرٌ وَأَحْسَنُ تَأْوِيلًا (59) سورة النساء« 

  1. Ô les croyants ! Obéissez à Dieu, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Dieu et au Messager, si vous croyez en Dieu et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement).Sourate Nissa’.Al Sa3dy dit dans son Tafsir concernant ce verset :

ومثل ذلك قوله تعالى : { فَإِنْ تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللَّهِ وَالرَّسُولِ } يفهم منها أن ما لم يتنازعوا فيه بل اتفقوا عليه أنهم غير مأمورين برده إلى الكتاب والسنة
« Et ce similairement à sa parole Ta3ala : {Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Dieu et au Messager} il est compris de ce verset que s’il n’y a pas de dispute au contraire il y a même accord sur celui-ci, point d’obligation à le renvoyé au Coran et la Sunna ». 

C’est pour cela qu’Abi’l Sou3oud dit concernant ce verset :

أي إن اختلفتم أنتم وأولوا الأمرِ منكم في أمر من أمور الدِّين فراجعوا فيه إلى كتاب الله { والرسول } أي إلى سننه
« A savoir : si vous divergez vous et ceux qui détiennent parmi vous le commandement concernant une chose parmi les choses religieuses, réviser alors le livre d’Allah et {Son Prophète} à savoir sa Sunna ». 

Et bien sur la dispute religieuse n’a lieu que si la chose en question ou les croyants se sont divisé n’est pas compréhension à travers les versets coraniques ou récit prophétique formellement (Nass Qat3i) mais ces derniers mènent plutôt à une compréhension interprétable sur plusieurs sens, c’est là donc qu’il y a dispute, c’est pour cela qu’Al Râzy dit dans son Tafsir :

والثاني : ما لا تكون أحكامها منصوصة عليها وأمر فيها بالاجتهاد وهو قوله : { فَإِن تَنَازَعْتُمْ فِى شَىْء فَرُدُّوهُ إِلَى الله والرسول
« Et le deuxième : les choses dont leurs statut juridique n’est pas indiquer et où l’effort juridique est ordonné et c’est sa parole : {Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Dieu et au Messager} » 

Ceux à qui Allah a invalidé leurs Islam, n’est dû seulement à leurs volonté de faire juger le Taghout alors que Hokm Allah est présent et les attend.
Allah dit :

أَلَمْ تَرَ إِلَى الَّذِينَ يَزْعُمُونَ أَنَّهُمْ آمَنُوا بِمَا أُنزلَ إِلَيْكَ وَمَا أُنزلَ مِنْ قَبْلِكَ يُرِيدُونَ أَنْ يَتَحَاكَمُوا إِلَى الطَّاغُوتِ وَقَدْ أُمِرُوا أَنْ يَكْفُرُوا بِهِ وَيُرِيدُ الشَّيْطَانُ أَنْ يُضِلَّهُمْ ضَلالا بَعِيدًا (*) وَإِذَا قِيلَ لَهُمْ تَعَالَوْا إِلَى مَا أَنزلَ اللَّهُ وَإِلَى الرَّسُولِ رَأَيْتَ الْمُنَافِقِينَ يَصُدُّونَ عَنْكَ صُدُودًا }

  1. N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Tagut, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement. Sourate Nissa.Ibn Kathir dit :

وقوله : { وَإِذَا دُعُوا إِلَى اللَّهِ وَرَسُولِهِ لِيَحْكُمَ بَيْنَهُمْ إِذَا فَرِيقٌ مِنْهُمْ مُعْرِضُونَ } أي : إذا طلبوا إلى اتباع الهدى ، فيما أنزل الله على رسوله ، أعرضوا عنه واستكبروا في أنفسهم عن اتباعه . وهذه كقوله : { أَلَمْ تَرَ إِلَى الَّذِينَ يَزْعُمُونَ أَنَّهُمْ آمَنُوا بِمَا أُنزلَ إِلَيْكَ وَمَا أُنزلَ مِنْ قَبْلِكَ يُرِيدُونَ أَنْ يَتَحَاكَمُوا إِلَى الطَّاغُوتِ وَقَدْ أُمِرُوا أَنْ يَكْفُرُوا بِهِ وَيُرِيدُ الشَّيْطَانُ أَنْ يُضِلَّهُمْ ضَلالا بَعِيدًا (*) وَإِذَا قِيلَ لَهُمْ تَعَالَوْا إِلَى مَا أَنزلَ اللَّهُ وَإِلَى الرَّسُولِ رَأَيْتَ الْمُنَافِقِينَ يَصُدُّونَ عَنْكَ صُدُودًا } [النساء: 60 ، 61

]

« Et sa parole : {S’ils sont invité vers ce qu’Allah a révélé et son Prophète tu verras les hypocrites voilà que quelques-uns d’entre eux s’éloignent.} À savoir : s’ils sont convié à la suivie de la guidance dans ce qu’Allah a révélé sur son Messager, ils s’en détournent et s’enflent d’orgueil à le suivre, et ceci est similairement à sa parole : 60. N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Tagut, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement. 61. Et lorsqu’on leur dit : « Venez vers ce que Dieu a fait descendre et vers le Messager », tu vois les hypocrites s’écarter loin de toi.} ».
Et Al Razy dit concernant ce verset dans son Tafsir :

لا يطيعون الرسول ولا يرضون بحكمه ، وإنما يريدون حكم غيره
« Ils n’obéissent pas au Messagers et ne sont point satisfait de son jugement, ils veulent seulement le jugement d’autrui ». 

C’est pour cela qu’Allah dit dans un autre endroit similairement : {48. Et quand on les appelle vers Dieu et Son messager pour que celui-ci juge parmi eux, voilà que quelques-uns d’entre eux s’éloignent.
49. Mais s’ils ont le droit en leur faveur, ils viennent à lui, soumis.
50. Y a-t-il une maladie dans leurs cœurs ? Ou doutent-ils ? Ou craignent-ils que Dieu les opprime, ainsi que Son messager ? Non !… mais ce sont eux les injustes.}. 

Et Ibn Kathir dit :

وقوله : ( يصدون عنك صدودا ) أي : يعرضون عنك إعراضا كالمستكبرين عن ذلك ، كما قال تعالى عن المشركين : ( وإذا قيل لهم اتبعوا ما أنزل الله قالوا بل نتبع ما وجدنا عليه آباءنا ) [ لقمان : 21 ] هؤلاء وهؤلاء بخلاف المؤمنين ، الذين قال الله فيهم : ( إنما كان قول المؤمنين إذا دعوا إلى الله ورسوله ليحكم بينهم أن يقولوا سمعنا [ وأطعنا وأولئك هم المفلحون ] ) [ النور : 51 ] .
« Et sa parole : {voilà que quelques-uns d’entre eux s’éloignent.} À savoir : ils se détournent de toi tel des orgueilleux comme le dit sur les polythéistes : {21. Et quand on leur dit : « Suivez ce que Dieu a fait descendre », ils disent : « Nous suivons plutôt ce sur quoi nous avons trouvé nos ancêtres ». Est-ce donc même si le Diable les appelait au châtiment de la fournaise !} Eux et les autres sont différent des croyant : {51. La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Dieu et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est : « Nous avons entendu et nous avons obéi ». Et voilà ceux qui réussissent.}. ».

Ils se sont détournés malgré la présence de Hokm Allah, c’est pour cela qu’Allah a invalidé leurs Islam. Mais les suiveurs de Moukhlif ont relevé une problématique très intéressante et très pertinente –même s’ils ne sont pas donné la penne de la résoudre ou tout au moins en la résolvant à moitié et sans effort remarquer- qui est : doit-ont dire que le Chirk est permis en absence d’état islamique ? Pourquoi ne pas commettre les autres formes de Chirk alors ou encore plus simple, pourquoi se contredire en autorisant une forme tout en interdisant une autre ? C’est ce que nous allons voir dans le prochain point Inshallah toujours très brièvement InshaAllah.

3-Résolution d’une problématique : « est-ce que toute solution menant à la cessation d’une affaire au près du Taghout entre dans le Tahâkom au Taghout? ».

Il est essentiel tout d’abord de faire la différence entre le Tahâkom chez le juge qui tranchera selon le jugement du Taghout et la démarche faite au près d’un juge Taghout ou d’un détendeur de Pouvoir appelé Sultan en arabe qui possède un pouvoir et une force non en tranchant dans une affaire. Le Tahâkom au Taghout celui au quel Allah annulé son Koufr Bil Taghout n’est qu’en réalité la demande de jugement dans une affaire ou une dispute, donc toute personne qui commet le Tahâkom au Taghout et fait du support sur lequel le Tahâkom sera réaliser une constitution contraire à celle d’Allah, cette personne n’a pas mécrut au Taghout car le support du jugement sur lequel son affaire ou dispute sera réglé est un support satanique alors que le Hokm n’appartient qu’a Allah.. En ce qui concerne la déposition d’une démarche au près d’un Taghout il y a un détaille à ne pas négliger : si le sens voulu de cette démarche est de demander le Sultan de la force et du pouvoir et bien pas de mal à cela, car sous ce Sultan de la force et du pouvoir entre le Tadhaloum et la demande d’aide, sachant que dans le Coran, le mot Sultan est cité sous deux sens, le premier sens est le Sultan de la preuve (Al Huja) Allah dit : { 151. Nous allons jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Car ils ont associé à Dieu (des idoles) sans aucune preuve (Sultan) descendue de Sa part. Le Feu sera leur refuge. Quel mauvais séjour que celui des injustes !} Al Imran, et il dit {81. Et comment aurais-je peur des associés que vous Lui donnez, alors que vous n’avez pas eu peur d’associer à Dieu des choses pour lesquelles Il ne vous a fait descendre aucune preuve (Sultan) ? Lequel donc des deux partis a le plus droit à la sécurité ? (Dites-le) si vous savez.} Et il dit : {33. Dis : « Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l’agression sans droit et d’associer à Dieu ce dont Il n’a fait descendre aucune preuve (Sultan), et de dire sur Dieu ce que vous ne savez pas ».}, ces verset ont été révélé dans le sens du Sultan de la preuve Al Hujja. Le deuxième sens du Sultan cité dans le Saint Coran c’est le Sultan du pouvoir et de la force et de la capacité, Allah dit : {22. Et quand tout sera accompli, le Diable dira : « Certes, Dieu vous avait fait une promesse de vérité; tandis que moi, je vous ai fait une promesse que je n’ai pas tenue. Je n’avais aucune autorité (Sultan) sur vous si ce n’est que je vous ai appelés, et que vous m’avez répondu. Ne me faites donc pas de reproches; mais faites-en à vous même. Je ne vous suis d’aucun secours et vous ne m’êtes d’aucun secours. Je vous renie de m’avoir jadis associé [à Dieu] ». Certes, un châtiment douloureux attend les injustes [les associateurs].} Ibrahim, et Allah dit : {65. Quant à Mes serviteurs, tu n’as aucun pouvoir (Sultan) sur eux ». Et ton Seigneur suffit pour les protéger !}Al Isrâ² Et il dit aussi Ta’ala : {42. Sur Mes serviteurs tu n’auras aucune autorité (Sultan), excepté sur celui qui te suivra parmi les dévoyés.} Al Hijr, et Allah dit aussi : {99. Il n’a aucun pouvoir (Sultan) sur ceux qui croient et qui placent leur confiance en leur Seigneur.} L’abeille. Donc le Tahâkom au Taghout dans le sens où il y a demande de sa preuve et sa Hujja pour trancher dans une affaire ça c’est l’approbation au jugement du Taghout dans le sens ou il fait du jgement du Taghout la base dans sa revenue pas au Hokm d’Allah Ta’ala, celui donc qui demande le Sultan de la preuve du Taghout a commit un Chirk Akbar qu’Allah nous en préserve. Par contre celui qui demande le Sultan du pouvoir et de la capacité, celui là n’a en aucun cas demandé le jugement du Taghout donc le Sultan du pouvoir et de la capacité est exclus du Tahâkom au Taghout comme le Sultan du Tadhaloum, du Istinsâr et du Tassalou7 (chose que nous allons expliquer dans le prochain paragraphe), le musulman peut être amener à demander le pouvoir et la capacité détenu par les Tawaghites pour un Tadhaloum, Tasâlou7 ou Instinsâr.
Pour donc répondre à la problématique de nos amies il est essentiel de préciser la différence entre le Tahakom et certaine forme de chose qui est confondu par un bon nombre de gens comme étant du Tahakom alors qu’il ne l’est pas comme nous allons le voir.

Il y a une différence entre le Tahâkom et le Tasâlou7 (conciliation).

Le Tahâkom comme nous l’avons précédemment vu c’est le faite de demander jugement chez autrui pour trancher dans une dispute ou régler une injustice.

En ce qui concerne le Soul7 (conciliation) linguistiquement, c’est comme l’a dit Al Râgheb :

الصلح يختص بإزالة النفار بين الناس، فهو قطع المنازعة
« Le Soul7 concerne la suppression de l’éloignement entre les gens, c’est donc le faite de mettre fin a la dispute ». [Al Misbâ7 Al Mounîr].

En ce qui concerne son sens religieux les Savants on beaucoup divergé sur sa définition mais nous allons prendre cité la définition cité dans Majalatoul A7kâm 599/1 celle-ci suffira Inshallah :

عقدٌ يتّفق فيه المتنازعون في حقّ على ما يَرفع النزاع بينهما
« Chose sur laquelle les contestants se mettent d’accord sur un droit permettant de mettre fin a leurs mutuel litige ».

Donc le Tahâkom et le Tasâlou7 mettent fin tous deux au litige présent entre deux rivaux, sauf que le dans le cas d’un Tahâkom il est essentiel qu’un juge soit présent ou les deux rivaux, et dans le cas du Tasâlou7, l’accord se fait sois entre les deux rivaux ou en nominant un volontaire de confiance entre eux deux, comme la tribut du Sahâby Abou Chouray7 a fait avec lui, d’ailleurs ils l’avaient surnommé Abou Hakam vu sa justesse dans le Hokm mais le prophète le surnommas Abou Chouray7 étant donné que le seul Hakam est Allah, rapporté par Abou Daoud.

En ajoutant qu’il y a aussi différence entre le Tahâkom et le Tasâlou7 de deux cas de figure :

– Ce qui résulte du Tahâkom c’est un jugement juridique contrairement au Tasâlou7 qui lui donne naissance à une entente mutuel entre les deux rivaux, il y a donc différence entre un jugement juridique et une entente mutuel appelé en arabe 3aqd Ridhâ²y (عقد رضائي).

– Dans le Tasâlou7, un des deux rivaux renonce à un de ses droits dans le but de se mettre d’accord et mettre fin a la dispute, alors que dans le Hokm il n’y a pas de renoncement au droit prescrit par le juge, il est dit dans Dorar Al A7kâm Char7 Majalatoul A7kâm :

وَالْحُكْمُ فِي اصْطِلَاحِ الْفُقَهَاءِ هُوَ: عِبَارَةٌ عَنْ قَطْعِ الْقَاضِي الْمُخَاصِمَةَ وَحَسْمِهِ إيَّاهَا عَلَى الْوَجْهِ الْمَخْصُوصِ. وَقَيْدُ الْوَجْهِ الْمَخْصُوصِ هُوَ لِإِخْرَاجِ الصُّلْحِ الَّذِي يَجْرِي بَيْنَ الْخَصْمَيْنِ ؛ لِأَنَّ الْمَقْصُودَ مِنْ الْوَجْهِ الْمَخْصُوصِ هُوَ أَلْفَاظُ الْقَاضِي كَأَلْزَمْت أَوْ حَكَمْت أَوْ أَنْفَذْت الْقَضَاءَ عَلَيْك ، فالصُّلْحَ هُوَ عَقْدٌ يَرْفَعُ النِّزَاعَ بِالتَّرَاضِي بَيْنَ الطَّرَفَيْنِ … والْحُكْمُ ، هُوَ عِبَارَةٌ عَنْ قَطْعِ الْقَاضِي الْمُخَاصَمَةَ وَحَسْمِهِ إيَّاهَا
« Et le Hokm dans le vocabulaire des Jurisconsultes : c’est la mise en rupture du Juge à la dispute en la finalisant selon le cas de figure voulut. Et la mise en place du cas de figure voulut n’est seulement dû à amener un terrain d’entente entre les deux rivaux, car le sens voulut du cas de figure sont des parole dites par le Juge tel que “ J’oblige…“ ou “ Je juge…“ ou encore “ J’applique le jugement sur toi …“ la conciliation es donc la mise en place d’un terrain d’entente qui met fin à la dispute avec le contentement des deux rivaux… et le Hokm c’est la mise en rupture du Juge à la dispute en la finalisant selon le cas de figure voulut. »

Il y a une différence entre le Tahâkom et l’Istijârah (couvrir une personne du mal des autres en le cachant chez sois ou le l’annoncant a son peuple comme étant sous sa protection) ou/ l’Istinsâr (la demande d’aide ou de secours).

Il a été dit dans Al Mou3jam Al Wassît volume 1 page 50 et volume 1 page 205 :

استأمن إليه استجاره و طلب حمايته ، و يقال استأمن الحربي استجار و دخل دار الإسلام مستأمناً و فلانا طلب منه الأمان و ائتمنه .. استجار بفلان استغاث به و التجأ إليه وسأله أن يؤمنَّه ويحفظه وفي التنزيل العزيز : « وإن أحد من المشركين استجارك فأجره


« “Ista²manah Ilayhi (envers lui) : il demanda sa protection, et il est dit : Ista²manah le Harby (le mécréant) à savoir qu’il demanda refuge et entra dans l’état islamique avec protection. Et tel personne lui demanda protection (Amâne) et le protégeas (I²tamanah) … Il demanda refuge (Istajâr) chez tel personne : il fit appel à lui, l’appela et lui demanda secours et protection, et dans la révélation bien-aimé : {Et si l’un des associateurs te demande asile, accorde-le lui}. »

En ce qui concerne son sens religieux, Al Nasfy dit dans Tolbatou’l Tolbah volume 1 Page 424 :

الِاسْتِجَارَةِ وَهى سُؤَالُ الْأَمَانِ يُقَالُ اسْتَجَارَهُ فَأَجَارَهُ قَالَ تَعَالَى ( وَإِنْ أَحَدٌ مِنْ الْمُشْرِكِينَ اسْتَجَارَكَ فَأَجِرْهُ
« Al Istijarha est la demande de protection, il est dit Istajârahou il la donc “Ajârouh“ Allah dit : {Et si l’un des associateurs te demande asile, accorde-le lui}. ».

Comme exemple pour Al Istinsâr ou Al Istijârah, c’est Hilf Al Foudhoul pendant l’époque de la Jahilya, Hizb Al Foudhoul qui a été créé par des tribus de Qouraych et qui consistait à venir en aide a chaque injustice commise, la tribu donc de Bany Hichâm, Bany Al Moutalib, Asadou Ibn 3ouzah, Zahrah ibn Kilâb et Taymou Ibn Mourah se réunirent dans la maison de Abd Allah Ibn Jad3âne Ibn ‘Omarou Ibn Ka3b Ibn Sa3d Ibn Taym Ibn Mourah Ibn Lou²ay pour mettre place a ce nouveau Hibz, sachant que le Prophète fit l’éloge de Hizb Al Foudhoul.

Faire donc appel au Tawaghites, aux soldats du Taghout à l’armé ou la police ou la gendarmerie, ceux qui détiennent le pouvoir et la force pour se protéger d’un mal, éteindre un feu, retrouver un fils perdu ou autre n’a rien avoir avec le Tahakom, car le Tahakom comme nous l’avons vu et revu c’est le faite de demander le jugement (le Houkm) Alors que l’Istinssar ou l’Istijârah est le faite de demander protection, refuge et secours.

Il y a différence entre le Tahâkom et le Tadhaloum (se plaindre d’une injustice).

Linguistiquement le Tadhaloum c’est se plaindre d’une injustice (voir Al Mou3jam Al Wassîte volume 2 page 57, Al Qamouss Al Mou7ît volume 3 page 255, et Lissâne Al ‘Arabe volume 12 page 373).

Et religieusement le Tadhaloum comme l’a définis Al Nawawy dans Riyadh Al Sâli7ine :

الأول التظلم فيجوز للمظلوم أن يتظلم إلى السلطان والقاضي وغيرهما ممن له ولاية أو قدرة على إنصافه من ظالمه، فيقول: ظلمني فلان بكذا.

« Le premier c’est le Tadhaloum, il est permis à celui qui a été victime d’une injustice de se plaindre à celui qui détient le pouvoir, le juge ou autre parmi ceux qui détiennent le commandement et ont un pouvoir pour donner justice a son injustice, il dit donc : tel personne a été injuste envers moi dans tel chose ».

Il y a donc une grande différence entre le Tahâkom et le Tadhaloum, par exemple si une injustice est commit, le Tahâkom sera de demander Le Hokm ou de trancher dans cette injustice pour que justice sois faite, ce qui nous fait revenir a la définition du Tahâkom de départ qui est de demandé le Hokm chez un endroit en question … Par contre le Tadhaloum si injustice est commit sera de se plaindre chez le détendeur du Pouvoir appel le Taghout Emir Soultane ou autre pour que son injustice sois rendu, vous voyez la différence mes chère frère ?

Et bien sur dans le Tadhaloum entre toute sorte de genre, comme la restitution d’un bien ou autre, toute sorte d’injustice commise.

Et de là nous répondons à la problématique de nos amis les Ghoulât après avoir exclus certaine formes de Tahâkom par apparence non en réalité, que le Tahâkom est de demander jugement dans une affaire en question, et si le Hokm demander se tranchera selon les lois du Chaytâne là c’est du Chirk Akbar donc du Tahâkom au Taghout par contre si le Tahâkom en apparence se fait dans des choses qui ne viennent pas a l’encontre de la législation Islamique c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de Ta7lîl ou de Ta7rîm dans la délibération du jugement comme c’est le cas du Tasâlou7, Istijârah et Tadhaloum, cela n’est pas considéré comme du Tahâkom, Mohamed Ibn Ibrahîm dit :

أما بالنسبة لما انتهى عند قُضاة العشائر فإنْ كان ذلك عن طريق الصلح ولم يتضمن هذا الصلح تحليل محرم أو تحريم حلال فالصلح صحيح ، وإن كان يتضمن هذا الصلح فذلك غير صحيح ؛ لأن المعروف عن مشائخ العشائر الجهل وعدم العلم بالأحكام الشرعية فالتحاكم إليهم من باب التحاكم إلى الطاغوت
« En ce qui concerne pour celui qui se retrouve chez les juges de tribu, si cela est fait dans le but du Soul7 (conciliation) sans que ce Soul7 présente en lui-même l’autorisation d’un Harâm ou l’interdiction d’un Halâl le Soul7 est donc authentique, mais si ce Soul7 se caractérise de cela ( Ta7rîm Ta7lîl) ce Soul7 n’est donc pas authentique, car le connu chez ses Chouyoukh de tribu c’est l’ignorance et la non connaissance au Statut religieux, le Tahâkom chez eux est donc un Tahâkom au Taghout ». MajMou3 Fatâwa et Rasa²el du Cheykh, discours numéro 666 daté du 5/6 /1386.

Il y a deux point essentiel a tiré de ce que viens de dire le Cheykh :

-il employa le terme « Tahâkom » si il est question de Tahrim et Tahlil dans le jugement “ le Tahâkom chez eux est donc un Tahâkom au Taghout“ alors qu’au début du paragraphe quand il parla du Tasâlou7 il la pas appelé Tahâkom au Taghout.

-il posa la condition de la non présence du Tahlil et du Tahrim dans ce Soul7 pour que cela ne sois pas considérer comme du Tahâkom au Taghout “sans que ce Soul7 présente en lui-même l’autorisation d’un Harâm ou l’interdiction d’un Halâl “ , et ce point est essentiel, et il est a retenir aussi Inshallah, car c’est autours de cette condition que nous allons remarquer dans le prochain point que nos Chouyoukh ont toucher la vérité Inshallah, et c’est avec cette condition là aussi que nous déterminerons le cas de l’avocat et la déposition de plainte.

Il y a bien sur d’autre forme de Tahâkom en apparence qui ne font pas partie du Tahâkom au Taghout mais ceci n’est qu’un résumer comme nous l’avons précisé nous avons donc cité les points les plus importants.

5- Au final ce que nous tirons.

Au final nous disons, le Tahâkom au Taghout est un Chirk Akbar qui annule l’islam et c’est tous simplement le faite de demander jugement chez le juge c’est-à-dire de demander au juge du Taghout à ce qu’il tranche dans son affaire en question et cette personne à oublié que c’est Allah le Hakam Soubhanahou Wa Ta’ala lui seul Jala Jalâlouh qui doit être distingué par le jugement Azza Wa Jal.

Le Tahâkom c’est donc la demande de jugement Talaboul Hokm et celui qui demande au Taghout une chose qu’Allah y a tranché et bien cette personne a demandé le jugement du Taghout et a annulé son Islam.

Ajoutant à cela que le Tahâkom au Taghout par nécessité n’est pas permis, le Koufre ou le Chirk n’a jamais été permis en cas de nécessité, donc les quelques égarements justifiant la permission de se référé au jugement du Taghout sois disant par nécessité est un égarement à mettre en garde et a évité, Ali Al Khoudayr dit :

الضرورة لا تبيح الكفر ولا تبيح التحاكم إلى الكفر
« La nécessité n’autorise ni la mécréance ni le jugement à la mécréance ». Al Mou3tassar Char7 Kitâb Al Tawhîd page 303.

Mais il y a des choses à ne pas faire entrer dans le Tahâkom au Taghout et c’est pour cela que nous avons écrit ce résumé pour mettre les choses au point et éclaircir les choses. Parmi ces choses : « toute sorte de moyen ou démarche constituant pas une légiférassions ou un Tahlil ou un Tahrim au près du Taghout menant à la résolution d’une affaire ». Et nous avons vu parmi ces démarche quelque exemple les plus important qui sont l’Istinsâr le Tadhaloum et le Tasâlou7 et nous avons vu que nos Chouyoukh ont bien détaillé ce points en excluant du Tahâkom toute forme de démarche autoriser par la législation.

C’est pour cela qu’Al Sarkhassî dans Char7 Al Siyar Al Kabîr autorise la demande d’aide au détendeur du pouvoir d’un pays mécréant :

وَلَوْ اسْتَوْدَعَ مُسْلِمٌ مُسْلِمًا شَيْئًا وَأَذِنَ لَهُ إنْ غَابَ أَنْ يُخْرِجَهُ مَعَهُ فَارْتَدَّ الْمُودَعُ وَلَحِقَ بِدَارِ الْحَرْبِ ، فَلَحِقَهُ صَاحِبُهُ وَطَلَبَهُ مِنْهُ فَمَنَعَهُ ، وَاخْتَصَمَا فِيهِ إلَى سُلْطَانِ تِلْكَ الْبِلَادِ ، فَقَصَرَ يَدَ الْمُسْلِمِ عَنْهُ ، ثُمَّ أَسْلَمَ أَهْلُ الدَّارِ فَالْوَدِيعَةُ لِلْمُودِعِ لَا سَبِيلَ لِصَاحِبِهَا عَلَيْهَا
« Si un Mouslim confit une chose a un Mouslim en lui donnant la permission de voyager avec s’il s’absente, si celui à qui la chose a été confié apostasie et rejoint une terre de mécréance et l’auteur à qui la chose appartient le rejoint tout en le lui demandant mais il refusa et se disputaient au près de celui qui détient le pouvoir dans ce pays […] ».

Le lieu de témoignage dans cette parole d’Al Sarkhassî c’est qu’il ne dénigra pas dans son exemple celui réclame son droit au près du Taghout à savoir l’Istinsâr ici ou le Tadhaloum : « et l’auteur à qui la chose appartient le rejoint tout en le lui demandant mais il refusa et se disputaient au près de celui qui détient le pouvoir dans ce pays ». 

Et Ibn Kathîr rapporte une histoire qui c’est dérouler entre Al Hussain fils de Ali et Walid Ibn Otba Ibn Al Mughirah dans Al Bidâyah Wal Nihâyah Vol 2 page 293 où une controverse au sujet d’un bien se passa entre Al Hussain Ibn Ali Ibn Abî Tâleb et Al Walid Ibn Otba Ibn Abi Sofiane, Al Hussain dit alors à Al Walîd :

فقال له الحسين أحلف بالله لتنصفني من حقي أو لآخذن سيفي ثم لأقومن في مسجد رسول الله صلى الله عليه وسلم ثم لأدعون بحلف الفضول
« Al Hussain lui dit alors : “ Si tu ne te fait pas juste envers mon droit je prendrai certes mon épée et j’irais jusqu’au Masdjid du Messager d’Allah sws et je ferais certes appel à Hilf Al Foudhoul ! ».

Voici Al Hussain qu’Allah soit agrée de lui qui menace de faire appel au Hlif Al Foudhoul crée dans la Jahilya par des Mouchrikine, ce groupe appelé Hilf Al Foudhoul venait en aide à ceux qui ont été victime d’une injustice. Ce qu’Al Hussain a dit peut être considéré comme du Tadhaloum ou de l’Istinsâr.

Et Ibn Taimya dit dans ses recueils tome 7 pages 314 :

فحقوق العباد مثل قضاء الديون رد الغصوب والعوارى والودائع والإنصاف من المظالم من الدماء والأموال والأعراض إنما هي حقوق الآدميين وإذا أبرئوا منها سقطت وتجب على شخص دون شخص في حال دون حال لم تجب عبادة محضة لله على كل عبد قادر ولهذا يشترك فيها المسلمون واليهود والنصارى بخلاف الخمسة فإنها من خصائص المسلمين
« Le droit des hommes comme le remboursement des prêts et la restitution des violations et des montures et des biens confié puis la justesse dans les injustices sanguine des biens et des honneurs, se sont des droits propres aux humains s’ils ont donc réglé cette injustice ils ne serons plus redevable, sachant qu’il peut être obligatoire à certaine personne contrairement à d’autre dans des moments contrairement à d’autre, il ne constitue pas une adoration pure obligatoire à Allah chez toute personne ayant la possibilité de le faire, c’est pour cela que ce point s’associe avec les musulmans juif et chrétiens contrairement aux cinq autres qui sont propre aux musulman ». 

Regardez ce que dit Ibn Taimya, le droit des hommes est une chose partagé entre nous et les gens du livre. Et quand il dit ça RahimahouAllah, cela veux dire que les démarche pour réglé les injustices, viol de bien et autre sont permis entre les enfants d’Adam, leurs mécréants et leurs Musulman à condition que ces démarches ne constituent pas en eux même un Tachrî3 à savoir un Tahlil ou un Tahlil, dans ce cas il aura demandé le Jugement au Taghout non un Tadhaloum un Istinsâr ou autre parmi les choses permise.

Et ce qui est dit pour les démarches permises qui n’entrent pas dans le Tahâkom est dit pour l’avocat et porter plainte pas de différence.

Si la personne qui porte plainte le fait sur une chose qui va à l’encontre de ce qu’Allah a formellement rendu licite ou illicite et bien l’auteur de cette plainte est un Kafer apostat et ya pas de conséquence de doctrine comme la prétendu Abu Hassan Al Belgikî dans ses principes du Takfir il dit : «Donc, celui qui porte plainte à la police n’est pas coupable de grande mécréance, et ne peut être jugé apostat pour cela, même si la conséquence de cette plainte amènera à une mécréance ; car la règle dit : « On ne juge pas un homme d’après la conséquence de sa parole ou de son acte. » 

Affirmer dans tous les cas que porter plainte chez le soldat du Taghout n’est pas une mécréance sois disant que cela entre sous les conséquences des actes est une grande faute sur laquelle il faut se méfier pour ceux qui ont lu son exposer car comme je les dis il se peut que cette personne aille porter plainte sur une chose allant à l’encontre des principes islamique il sera donc juger mécréant automatiquement pour s’être plaint d’une chose qu’Allah à interdis ou rendu licite. Il a été dit concernant la définition de la plainte dans le site du ministère de la justice dans la rubrique droit et démarche http://www.vos-droits.justice.gouv.f…&article=11183 que la plainte est le faite de s’estimer victime d’une infraction. Or s’estimer victime des prescriptions d’Allah (Les choses Haram et Halal) et un acte d’apostasie évident. Maintenant si la plainte en question a pour but de récupérer un bien, régler un préjudice ou autre parmi les chose qui ne contredisent pas les législations islamique et bien cet acte ne devient pas un acte de mécréance et d’apostasie, il y a donc un détaille à faire à ne pas négliger. En ce qui concerne le statut Islamique de l’avocat pareil, il y a un détail à faire, s’il défend une affaire qui constitue un Tahlil ou un Tahrim nul doute sur sa mécréance, par contre s’il se porte parole pour son client en réclament un bien volé, une injustice ou autre et bien ceci n’entre pas dans le Tahâkom comme nous l’avons vu. Reste un point concernant l’avocat : est-il permis d’engager un avocat mécréant, et qu’elle est le statut juridique de l’avocat ? Je vous laisse avec une modeste réponse que j’ai écrite à un frère il y a quelque mois qui m’avait posé une question sur la légitimité d’engager un avocat mécréant :

Citation:

Wa’lîkom Assalâm Wa Rahmatoul’Lâhi Wa Barakâtouh Akhî’l Karîm, Hayâk Allah.

Louange à Allah, nous le louons et nous lui demandons pardon, et nous cherchons refuge auprès d’Allah contre nous même, et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide, il ne sera point perdu, et celui qu’Allah égare, il ne sera point guidé. Et je témoigne que LE Seul qui mérite l’adoration est Allah et que Mohammed est Son serviteur et Son messager.
{O vous qui avez cru! Craignez Allah comme IL doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. }
{O vous les hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a crées d’un seul être, et a crée de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes ALLAH vous observe parfaitement.}
{O vous qui avez cru! Craignez Allah et parlez avec droiture afin qu’IL améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Allah et à Son Messager obtient certes une grande réussite.}
La plus véridique des paroles est celle d’Allah, et la meilleure des voies est celle du Prophète, et la plus mauvaise des choses est la nouveauté, et toute nouveauté est innovation et toute innovation est égarement, et tout égarement est au feu.
Ammâ Ba’d,
Tu as questionné Akhî’l Karîm sur le statut juridique de l’Islâm dans l’engagement d’un avocat pour prendre défense devant le Tâghout des tribunaux non Islamiques de notre époque ; et bien voici une brève réponse Inshallah de ton modeste Frère et puisse Allah venir à l’aide de notre Frère en question, Allâhouma-Amîne :
Il n’est nul doute que le terme Mouhâmî (Avocat) n’était pas connu sous se terme ni dans la Jurisprudence Islamique avant l’installation de ces tribunaux mécréante.
Il est donc nécessaire de définir le mot Avocat selon la langue arabe et définir la profession d’Avocat selon les lois du Taghout essayant ainsi après définition de trouver une fonction Islamique-ment Religieuse proche de la profession d’Avocat.
La terminologie d’Al Mouhâmâ (Avocat) dans la langue Arabe :
Al Zoubaydî dit dans « Tâj Al ‘Arôuss Min Jawâhir Al Qâmôuss » :
حمى الشيء يحميه حمياً بالفتح وحماية بالكسر ومحمية منعه و دفع عنه ، وحاميت عنه محاماة وحماء منعت عنه
« Il protégea la chose il est donc protecteur “Hamyan“ avec le Fat7 et Himâyah avec le Kassr et Mahmiyah (protéger) s’il la empêcher et plaider en sa faveur, et tu as défendu (Hâmîte) en sa faveur : Mouhâmâh puis Himâ² à savoir : tu la défendu »
Le terme Mouhâmî (Avocat) existe donc bien dans la langue Arabe et c’est un mot qui provient du verbe Hamâh حمى qui tourne autours du sens de protéger, défendre et plaider en faveur de. Et Allah Demeure le plus Savant.
La terminologie d’Al Mouhâmâh (Avocat) selon les lois du Taghout :
Il est dit dans le dictionnaire des Juriste http://www.dictionnaire-juridique.co…ion/avocat.php :
« Les avocats sont des juristes qui font partie d’une organisation professionnelle dite Ordre des Avocats au Barreau de la ville où se trouve le siège d’un Tribunal de Grande Instance. Leur fonction consiste principalement à consulter, de rédiger des actes juridiques, et surtout d’assister leurs clients devant une juridiction, devant une juridiction arbitrale ou un Conseil de discipline. »
Et il est dit dans le Taghout du règlement intérieure national de la profession d’Avocat, article 6 concernant la mission de la profession d’Avocat :
« Missions
6.2 Il assiste et représente ses clients en justice, et à l’égard de toute administration ou personne chargée d’une délégation de service public, sans avoir à justifier d’un mandat écrit, sous réserve des exceptions prévues par les textes légaux et réglementaires »
Donc la principale fonction de l’Avocat est d’assister son client pour le défendre concernant tous les domaines de l’avis comme le stipule l’article 6 règlement intérieure national de la profession d’Avocat :
« L’avocat a vocation à intervenir à titre professionnel dans tous les domaines de la vie civile, économique et sociale »
Il n’y a donc pas d’exception quant à l’exercions de sa mission et ce dans tous les domaines. Et Allah Demeure le plus Savant.
Après avoir brièvement prit connaissance de la terminologie d’Avocat selon la langue arabe et selon les lois juridiques nous constatons que la profession d’avocat est tous simplement le choix d’une personne de faire confié la prise en charge de ses affaires à une autre personne bien définit, appeler en arabe Al Tawkîl التوكيل qui est le commissionnement ou la délégation.
La terminologie d’Al Wikâlah linguistiquement :
Elle peut avoir plusieurs sens :
1- Al Hifdh (La protection) Allah dit : {ils dirent : « Dieu nous suffit et quel bon défenseur! »}, dans le sens ou Allah est le protecteur concernant ceux qui placent leurs totales protections en Lui.
2- Al-Tafwîdh (le commissionnement) il est dit «Tawakal ‘Ala’lLâh » (“place ton Tawakoul en Allah“), à savoir : commissionne ta situation en Allah et s’est Lui qui te protégera et te donnera victoire s’il veut.
3- Un des noms d’Allah c’est Al-Wakîl à savoir le fidéjusseur, le garant, le répondant ou celui qui cautionne le bien des gens.
4- Al-Wakîl, celui qui se charge des affaires des autres.
Et Allah demeure le plus Savant.
La terminologie d’Al Wikâlah Religieusement :
Ibn Hajar dit dans Fath Al Bârî concernant la définition d’Al Wikâlah :

هي إقامة الشخص غيره مقام نفسه مطلقاً، أو مقيداً
« C’est le faite de représenter une autre personne à l’absolue ou avec des conditions »
Et il est dis dans Nihâyatoul Mou7tâj Page 15 :
تفويض شخص لغيره ما يفعله عنه حال حياته
« Commissionner une personne pour une autre pour la gestation de ses affaires durant sa vie »
Et pour plus d’information sur les preuves religieuse affirmant l’autorisation d’Al-Wikâlah, revenir aux ouvrages de Fiqh prévu à cet effet InshAllah.
Après avoir pris connaissance d’Al-Wikâlah religieusement et sa légitimité, une question se pose, est-il permis de commissionner un mécréant ? Cette question est essentielle car s’est sur elle que la conclusion finale résultera.
Alors, nous avons dit tout au début que la forme la plus proche de la profession d’Avocat était Al-Wikâlah religieusement parlant, nous allons donc voir ce qu’ont dit les Savants sur le commissionnement d’un mécréant concernant Al-Wikâlah
D’après mon maigre savoir, et Allah demeure certes le plus Savant, il est permis, au contraire Ibn Moundhr cite même qu’il n’y a pas de divergence sur ce sujet.
Et L’Imam Al Boukhârî a donné nom a un de ses chapitre dans son authentique :
باب إذا وكل المسلم حربياً في دار الحرب ، أو في دار الإسلام جاز
« Chapitre : “si le Musulman commissionne un Harbî (mécréant) dans la terre de mécréance ou dans une terre Islamique : cela est permis“ »
Et il a témoigné Rahimahou Allah pour ce chapitre du récit de Abdel Rahmâne Ibn ‘Awf avec ²Oumâyah Ibn Khalaf, Abdel Rahmâne Ibn ‘Awf résidait à Médine (qui était une terre Islamique) a commissionné Oumâyah Ibn Khalaf à la Mec (qui était une terre de mécréance) de ce charger de ses affaires et de ses biens à la Mec et personne ne dénigra cela.
Et Ibn Qoudâmah dit dans son Moughnî 197/7 :
كل من صح تصرفه في شيء بنفسه ، وكان مما تدخله النيابة ، صح أن يوكل فيه رجلاً كان أو امرأة ، حراً كان أو عبداً ، مسلماً كان أو كافراً

« Toute les choses gérable par soi-même permise et légale don la substitution est permise, il y est permit d’y commissionné un homme ou une femme, qu’il soit libre ou esclave, Musulman ou mécréant »
Et il dit aussi :
وإن وكّل مسلم كافراً فيما يصح تصرفه فيه صحّ توكيله
« Et si le Musulman commissionne un mécréant dans la gestation des choses permise, le commissionnement est valide »
Voilà brièvement sans entrer dans les détailles car sinon cela serait très long, et la permission de commissionner un mécréant est permise voir même sans divergence concernant se sujet.
Un dernier point :
Avant de délibéré sur l’autorisation d’engager un avocat pour prendre partie avec l’accuser, il est essentiel de conditionné cette permission par un point essentiel qui est : « l’autorisation de commissionner un avocat mécréant à une seul condition que cette affaire en question ne contredise pas l’Islam, c’est-à-dire dans les choses autoriser ».
Sinon dans le cas contraire cela entrerait sous le générale de ce verset : {Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors de Dieu, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui ! Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.}
Allah à qualifié ici de Mouchrik ceux qui obéissent aux législateurs dans leurs Tahrîm et Tahlîl et dans le récit de ‘Adî Ibn Hâtem le prophète qualifie cette acte “d’adoration“ et il est bien stipuler dans ce récit en question que ‘Adî Ibn Hâtem ignorait que c’était une adoration car il répliqua au prophète : « Nous les avons jamais adoré », donc l’ignorance dans ce sujet n’est pas considéré.
Et sous le générale de ce verset aussi {et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est, certes, dur en punition!}
Et sous le générale du récit rapporter par Mouslim « Celui qui appelle à une bonne voie a un salaire égal à celui de tous ceux qui la suivent sans rien diminuer de leur propre salaire, et celui qui appel à un égarement a un salaire égale de tous ceux qui la suivent sans rien diminuer de leurs propre salaire »
Sachant que celui qui appel l’avocat pour plaider en sa faveur sur une affaire contredisant la législation Islamique a appelé a un égarement qui est le Chirk ici demandons à Allah paix et protection.
Voilà brièvement sans être trops long et InshaAllah il n’y a pas de mal a ce que le Frère en question fasse appel à un avocat, et je te conseil Akhî’l Karîm de demander aux gens de science et de ne pas te fier et contenté à ce qui viens de ce dire car les gens de science son certes les plus aptes à te répondre Wallâhou ‘Alem.
Assalâmou3alaykoum.

Et Cheykh Abou Mohamed Al Maqdisy dit la même au sujet de l’avocat : http://www.tawhed.ws/FAQ/disp

source:http://www.musulmans-du-monde.fr/article-le-resumer-suffisant-concernant-le-sujet-de-la-demande-de-jugement-61832032.html

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Qui t’a trompé au sujet de ton Seigneur ?‏

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salam alaykom wa rahmatullah wa barakatuhu

Qui t’a trompé au sujet de ton Seigneur ? Ibn Al Qayyim Rahimahu Allah :

Une des choses les plus étonnantes est :

– que tu Le connaisses sans pour autant L’aimer,
– que tu entendes l’appel de Son Messager – – et que tu tardes à lui répondre
– que tu connaisses la valeur du gain en commerçant avec Lui puis que tu commerces avec autres que Lui

– que tu connaisses le degré de Sa Colère puis que tu t’y exposes,

– que tu goûtes à Son éloignement lorsque tu Lui désobéis sans chercher Sa Compagnie en Lui obéissant,

– que tu goûtes à l’oppression du cœur lorsque tu mentionnes autre que Ses paroles et parles d’autre que Lui, sans chercher à épanouir ta poitrine en L’évoquant et en t’adressant à Lui,

– que tu goûtes au supplice lorsque le cœur s’attache à autre que Lui sans fuir vers le bienfait du retour et du repentir vers Lui !!

Mais le plus étonnant de tout cela est que tu sais ne pas pouvoir te passer de Lui, et tu sais être la créature qui a le plus besoin de Lui, mais tu te détournes de Lui et aspires à atteindre ce qui pourtant t’éloignera de Lui.

[Sources : « Les méditations », Ibn Al Qayyim, Editions Tawbah, pp.109-110]

La voie droite qu’à travers deux prisons…‏

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Assalam alaykom wa rahmatullah wa barakatuhu

 »Celui qui chemine vers Allah subhanahu wa ta’ala et l’au delà ne peut maintenir son cheminement et sa recherche sur la voie droite qu’à travers deux prisons :

En emprisonnant son cœur pour qu’il se consacre à Celui qu’il recherche et l’empêcher de se tourner vers d’autres que Lui.

En emprisonnant sa langue pour l’empêcher de dire ce qui ne présente aucun profit, et la contraindre au rappel d’Al lah et à tout ce qui fera croître sa foi et sa connaissance

En emprisonnant ses membres pour leur interdire les péchés et les désirs, et les contraindre aux obligations et aux actes louables.

Ainsi, le serviteur ne quittera sa prison que lorsqu’il rencontrera son Seigneur qui le libèrera de sa captivité vers le plus spacieux et le meilleur des lieux.

Mais s’il ne patiente pas dans ces deux prisons et s’en échappe pour se rendre vers les hauteurs des désirs, il sera de nouveau incarcéré dans une prison terrible lorsqu’il quittera ce bas monde.

Toute personne quittant ce monde est soit libérée de prison soit emprisonnée.  »

Kitâb Al-Fawâ’id

Par l’imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyyah

Les Sagesses de Hatim al-‘Asamm RahimahuAllah (m. 237 H)‏

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Assalam alaykom wa Rahmatullah wa Barakatuhu!

Les Sagesses de Hatim al-‘Asamm RahimahuAllah (m. 237 H)

Hatim al-‘Asamm RahimahuAllah (m. 237 H) était un disciple de Chaqiq alBalkhiy, que Allah leur fasse davantage miséricorde. Chaqiq demanda à Hatim :

«Tu m’as accompagné durant trente ans, qu’en as-tu acquis ?»
Hatim lui répondit : «J’en ai acquis huit sagesses qui me suffisent comme connaissance. En effet, j’ai espoir qu’elles me conduisent au salut ».

La première

J’ai observé les créatures et j’ai remarqué que chaque personne avait quelqu’un ou quelque chose qu’elle aime de tout cœur.
Une partie d’entre eux l’accompagne jusqu’à la souffrance de la mort, tandis qu’une autre l’accompagne jusqu’aux limites de la tombe et l’abandonne ensuite pour la laisser dans sa solitude.
Rien ni personne de ce qu’elle aimait tant ne l’accompagne dans sa tombe.

J’y ai réfléchi et je me suis dit :

« le meilleur bien-aimé est celui qui
accompagne la personne même dans la tombe et qui l’y soulage de la solitude » et à ce sujet, je n’ai rien trouvé d’autres que les oeuvres pieuses.

Je les ai alors choisies comme bien-aimées afin qu’elles soient pour moi des lumières dans ma tombe, me soulageant de la solitude sans jamais m’y abandonner.

La deuxième
J’ai constaté que les créatures suivent leurs passions et recherchent la satisfaction de leurs intérêts personnels.

Alors j’ai médité la parole de Allah subhanahu wa ta3ala :

« Wa ‘amma man khafa maqama rabbihi wa naha n-nafsa 3ani l-hawa fa’inna ljannata hiya l-ma’wa »
[Sourat An-Nazi3at n°79 / 40-41] Ce qui signifie traduction rapprochee :

« Quant à celui qui aura craint le Jour de la présentation des actes à son Seigneur, et qui se sera interdit de suivre ses passions, C’est alors le Paradis qui sera sa demeure».

Et comme je suis convaincu que le Qur’an est juste et véridique, je me suis alors engagé à ne plus succomber aux désirs de mon ego.
J’ai retroussé mes manches tout en luttant pour le maîtriser et lui interdire ses passions.
Et c’est ainsi qu’il s’est soumis à l’obéissance à Allah subhanahu wa ta3ala.

La troisième

J’ai vu que chacun œuvre pour amasser toutes sortes de richesses éphémères de ce bas monde pour les garder précieusement.
J’ai alors médité la parole de Allah subhanahu wa ta3ala :

«Ma 3indakoum yanfadou wa ma 3inda l-Lâhi baq»
[Sourat An-Nahl n°16 / 96] qui signifie traduction rapprochee :

« Ce que vous possédez s’épuisera, mais ce que Allah réserve est éternel »

Et ainsi, j’ai donné tout ce que je possédais dans ce bas monde par recherche de l’agrément de Allah subhanahu wa ta3ala. Je l’ai distribué aux pauvres afin que les récompenses de cet acte me soient réservées par Allah subhanahu wa ta3ala .

La quatrième

J’ai vu que certaines créatures croyaient que leur honneur et leur gloire étaient d’avoir autour d’elles beaucoup de gens et de familles jusqu’à ce qu’elles se fassent abuser.

D’autres ont prétendu que ce qu’il leur fallait était d’accumuler beaucoup de richesses et d’avoir beaucoup d’enfants, pour en devenir ensuite arrogants.

Certains ont cru que l’honneur et la gloire s’obtenaient en usurpant l’argent des gens, en les oppressant et en faisant couler leur sang !

D’autres ont cru qu’ils pouvaient obtenir honneur et gloire en dilapidant leur argent et en y abusant pour la satisfaction de leurs plaisirs illicites.

J’ai alors médité la Parole de Allah ta3ala :

« Inna `akramakoum 3inda l-Lahi `atqakoum »
[Sourat Al-Houjourat n°49 / 13] ce qui signifie :

« Le meilleur d’entre vous, est le plus pieux »

Et ainsi je me suis choisi la piété. Quant à moi, je suis convaincu que c’est le Qur’an qui est juste et véridique, en revanche, ce que croient et pensent ces petites gens est erroné et entièrement faux.

La cinquième

J’ai vu les gens se blâmer et se médire mutuellement, et j’ai constaté que tout ceci n’était que jalousie et envie à cause de l’argent, du statut social et du degré de savoir.

J’ai alors médité la Parole de Allah ta3ala :

« Nahnou qaçamna baynahoum ma3ichatahoum fi l-hayati d-dounya »
[Sourat Az-Zoukhrouf n°43 / 32] qui signifie :

« C’est Nous Qui avons réparti entre eux leur subsistance dans la vie d’ici bas »

Et j’ai compris que la répartition est de la part de Allah subhanahu wa ta3ala, de toute éternité, alors depuis, je n’ai plus envié personne et j’ai ressenti la satisfaction de la répartition donnée par Allah subhanahu wa ta3ala !

La sixième

J’ai vu les gens se haïr et se détester mutuellement pour des raisons futiles et basses.

J’ai alors médité Sa parole ta3ala :

« Inna ch-chaytana lakoum 3adouwwoun fa t-takhidhouhou 3adouwwa »

[Sourat Fatir n°35 / 6] qui signifie :

« Certes, Satan est un ennemi pour vous, alors, prenez-le comme ennemi »

Et j’en ai compris qu’il ne me fallait prendre pour ennemi que Satan, [son parti et ce qui en provient].

La septième

J’ai vu chacun œuvrer avec ferveur et s’efforcer jusqu’à l’excès pour gagner sa nourriture et sa vie, au point d’en arriver à toucher de l’argent douteux voire illicite.

Ils en arrivent même à s’humilier et à se ridiculiser pour y parvenir.

J’ai alors médité la parole de Allah ta3ala :

« Wa ma min dabbatin fi l-‘ardi ‘illa 3ala l-Lahi rizqouha »
[Sourat Houd n° 11 / 6] qui signifie :

« Il n’y a pas un être vivant sur Terre sans que Allah ne pourvoie à sa subsistance »

Et j’en ai compris que ma subsistance est accordée par Allah. Alors, je ne me suis préoccupé que de L’adorer et j’ai abandonné tout espoir en tout autre que Lui!

La huitième

J’ai vu que chacun se fie à un élément de la création au point d’en dépendre.
Certains se fient aux dinars et aux dirhams, d’autres aux richesses et au pouvoir,d’autres encore aux métiers tandis que d’autres se fient à des créatures, semblables à eux.

« Wa man yatawakkal 3ala l-Lahi fahouwa hasbouh, ‘inna l-Laha balighou
‘amrih, qad ja3ala l-Lahou likoulli chay’in qadra »
[Sourat At-Talaq n°65 / 3] qui signifie :

« Et celui qui place sa confiance en Allah, alors Allah lui suffit. Allah réalise immanquablement tout ce qu’Il veut. Allah attribue une limite à toute chose »,

Et c’est ainsi que j’ai placé toute ma confiance en Allah. Certes, Lui seul me suffit ».

Paroles a meditez…

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ssalam alaykom wa rahmatulah wa barakatuhu

Abd l-A`lâ At-Taymî a dit : « Multipliez les demandes de préservations, car celui qui est éprouvé, même si son épreuve est grande, ne mérite pas plus d’invocation que celui qui est préservé, mais n’est pas à l’abri de l’épreuve. Ceux qui sont éprouvés aujourd’hui sont ceux qui étaient préservés hier, et ceux qui seront éprouvés demain sont ceux qui sont préservés aujourd’hui. Une épreuve peut épuiser en cette vie et humilier dans l’au-delà. »

( « `Uddah As-Sâbirin » (178)

« Quand Allah subhanahu wa ta3ala veut du bien à un serviteur, il lui inflige un châtiment anticipé ici-bas. Et quand Il veut du mal à un serviteur, il le laisse persister dans le péché jusqu’à ce qu’il Le rencontre au Jour de la Résurrection… »
[ Rapporté par At-Tirmidhi ]

Sufiyân Ibn ‘Uyayna Rahimahu Allah :

« Celui dont le péché se rapporte à un désir, alors on espère de lui le repentir, car Adam a désobéi par désir et il lui a été pardonné. Par contre, si son péché se rapporte à l’orgueil, alors on craint que la malédiction le touche, car Satan a désobéi par orgueil et il fut maudit. »
[Sifatu Safwa]

Sufiyân Ibn ‘Uyayna Rahimahu Allah :

« Celui dont le péché se rapporte à un désir, alors on espère de lui le repentir, car Adam a désobéi par désir et il lui a été pardonné. Par contre, si son péché se rapporte à l’orgueil, alors on craint que la malédiction le touche, car Satan a désobéi par orgueil et il fut maudit. »

Sufiyân Ath-Thawrî Rahimahu Allah a dit :

« Le fait d’avoir beaucoup d’amis est un signe de faiblesse de religiosité. »

[Sifatu Safwa]

Yahya ibn Muadh radia Allahu anhu dit : « Le remède du cœur se trouve dans cinq choses : la lecture réfléchie du Coran, l’évacuation du ventre (le jeûne), la prière nocturne, la manifestation d’humilité à l’aube et le fait de fréquenter l’assemblée des pieux.»

Exortations!!

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Agis avant que la mort te frappe

ALLAH dit: Ô fils d’Adam !Met ta main sur ta poitrine et ce que tu aimerais pour toi-même aime-le pour autrui . Ô fils d’Adam! Ton corps est faible, ta langue est légère et ton coeur est un tyran.Ô fils d’Adam! La mort est ta finalité, oeuvre en ce sens avant qu’elle te frappe. Ô fils d’Adam! Je n’ai crée aucun de tes organes avant d’avoir crée pour lui sa subsistances. Ô fils d’Adam! Si Je t’ai crée aveugle tu regretterais la faculté de voir. Si Je t’ai créé sourd tu regretterais la faculté d’entendre. Aussi reconnais la valeur de Mes bienfaits en ta faveur, rends-Moi grâce et ne soit pas ingrat envers Moi car ton sort final dépend de Moi. Ô fils d’Adam! Ce que J’ai alloué pour toi ne cesse de te chercher. Ne jure pas sur Mon nom en mentant car celui qui jure sur Mon nom en mentant Je le ferai entrer en Enfer. Ô fils d’Adam! Lorsque tu consommes Mes subsistances observe donc Mon obéissance. Ô fils d’Adam! Ne Me réclame pas les subsistances de demain car Je ne te réclame pas l’oeuvre de demain . Ô fils d’Adam! J’agrée de toi le minimum en matière d’oeuvres et toi tu ne te contentes pas des subsistances opulentes. Ô fils d’Adam! Si Je devais laisser le bas-monde à l’un de Mes serviteurs Je te laisserai à Mes prophètes pour qu’ils appellent Mes serviteurs à M’obéir et à respecter Mon ordre. Ô fils d’Adam! Agis pour toi-même avant que la mort te frappe. Ne sois pas dupé par le péché car il porte des traces indélébiles. Que la vie et la longue espérences ne te détournent pas de la repentance car tu regretteras son repport à un moment où le remords ne te serait d’aucune utilité. Ô fils d’Adam! Si tu ne t’acquittespas de Mon droit sur les biens que Je t’accorde et si tu en prive les pauvres de leur dû Je lâche contre toi un tyran qui s’en empare et Je te prive de la rétributions sur ses biens.Ô fils d’Adam! Si tu veux Ma miséricorde attache toi à Mon obéissance et si tu crains Mon châtiment prends garde à Me désobéir. Ô fils d’Adam! Si le bas-monde s’offre à toi rappelle-toi la mort. Si tu pense’s aux péchés rappelle-toi la repentance. Si tu possèdes les biens rappelle-toi les comptes à rendre. Si tu t’assois pour manger rappelle-toi les affamés. Si ton âme te pousse à user de ton pouvoir contre l’homme faible rappelle toi le pouvoir d’ALLAH sur toi car s’Il veux Il lâche cet homme contre toi. Si tu subis les épreuves aide-toi de la formule : Il n’y a de puissance et de force que par ALLAH , le très-Haut, le tout -Puissant. Si tu tombes malade soigne-toi par l’aumône. Si tu subis un malheur dis : Nous sommes à ALLAH et à ALLAH nous retournerons.

Se Plaindre

ALLAH dit: Je témoigne qu’il n’y ad’autre dieu que Moi seul sans aucun autre associé et Mohamed est Mon serviteur et Mon Messager. Celui qui n’endure pas Mes épreuves, ne rend pas grâce pour Mes bienfaits et ne se contente pas de Mes dons , n’a qu’à adorer un autre seigneur que Moi. Celui qui se lève le matin dans la tristesse pour le bas-monde c’est comme s’il se lève en étant courroucé contre Moi.Celui qui se plaint d’une épreuve subie ne fait que se plaindre de Moi. Celui qui accède auprès d’un homme riche et fait preuve d’humilité devant lui à cause de sa richesse ne fait que perdre les deux tiers de sa Foi. Celui qui frappe son visage pour la mort de quelqu’un c’est comme s’il a saisi une lance pour Me combattre. Celui qui brise une tige sur une tombe c’est comme s’il démoli la Ka’ba avec ses propres mains. Celui qui ne se soucie guère par quelle porte ALLAH le fera entrer dans Gehenne. Celui qui ne connaitn pas une croissance dans sa foi vit dans la régression et celui qui vit dans la régression la mort est meilleure pour lui. Celui qui agit selon ce qu’il sait ALLAH lui fait hériter la science qu’il ignore et celui qui s’accroche aux faux espoirs son oeuvre sera affectée

Les bonnes manières Et les grâces d’ALLAH

ALLAH Subhanahu wa ta3ala dit:

Ô vous les hommes ! Pas d’existence meilleur comme le gouvernement de soi . Pas de scrupule meilleur comme la cessation de nuire.
Pas d’amour plus élevé que la politesse. Pas d’intercesseur comme la repentance. Pas d’adoration comme la science.
Pas de prière comme la crainte révérencielle. Pas de succès comme la patience. Pas de bonheur comme la réussite. Pas de beauté plus belle comme l’intelligence. Pas de compagnon plus familier que la magnanimité. Ô fils d’Adam! consacre-toi à Mon adoration Je remplirai ton coeur de richesse, Je bénirai tes subsistances et J’instaurais une détente dans ton corps. N’oublie pas Ma mention car si tu oublies Je remplirai ton coeur de pauvreté, ton corps de fatigue, et d’exténuation et ta poitrine de soucis. Et si tu vois ce qui te reste comme vie tu renoncerais à ce qui te reste comme espoir. Ô fils d’Adam! Grâce à Ma préservation tu as trouvé la force pour M’obéir. Grâce au don de réussite que Je t’ai accordé tu t’ai acquitté de Mes prescriptions . Grâce à Mes subsistances tu la force de Me désobéir.
Grâce à Ma volonté tu veux ce que tu ambitionnes pour toi-même .
Grâce à Mon bon vouloir tu désires ce que tu désires.
Grâce à Ma bienfaisance tu te dresses, tu te maintiens et tu reviens à Moi.
Grâce à Ma protection tu te trouves au matin et au soir.
Grâce à Ma bonté tu vis. Grâce à Mes dons tu vis dans l’aisance .
Et de Ma préservation tu te pares. Ensuite tu M’oublies et mentionnes autrui.
Pourquoi ne te t’acquittes-tu pas de Mon droit et de l’actionde grâce qui M’est due

Les causes de la régression dans la pratique religieuse

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Les causes de la régression dans la pratique religieuse

Il faut savoir que cette régression peut-être soit totale, comme l’abandon complet de la religion, de la prière etc…ou alors partielle dans certains aspects.

Cette régression peut se manifester de plusieurs manières.

Souvent la régression intérieure se traduit par un changement extérieur, d’apparence : tailler ou raser la barbe, retirer le voile ou porter des vêtements qui ne répondent pas aux conditions islamiques, et les fréquentations.

Parfois, cela se reflète plutôt par un abandon de certaines obligations religieuses et par le fait de commettre certaines interdictions.

C’est une baisse de régime au niveau des actes cultuels, de la prédication, de l’apprentissage de sa religion.

La foi, l’islam est ce que la personne possède de plus précieux, de plus cher, c’est son plus grand bien, celui pour lequel il convient de tout mettre en oeuvre pour le préserver car il en va du bonheur ou du malheur dans l’au-delà.

Si on vous annonçait que vous perdrez 25 euros tous les jours, vous feriez tout ce qui est en vos moyens pour arrêter cette "hémorragie" financière et pourtant protéger sa religion est ô combien plus important.

Il convient donc de pouvoir mettre le doigt sur les brèches au niveau religieux pour les boucher le plus rapidement possible avant que le navire ne fasse naufrage.

Il nous faut sans cesse louer Allah subhanahu wa ta3ala pour ce bienfait, le fait qu’Il nous ait guidé vers l’islam, la sounnah, l’accomplissement des bonnes oeuvres et prendre compte de sa réelle valeur.

Nous allons maintenant passer en revue quelques-unes des causes qui sont à la base de la régression afin d’en prendre garde et de les éviter ou d’y remédier si nous sommes concernés par l’une d’entre elles.

Il ne faut surtout jamais se croire totalement à l’abri ou immunisé, mais il faut plutôt constamment invoquer le Tout -Puissant de nous (en) préserver.

D’abord, il faut savoir que dans la conception islamique des choses toute journée où tu ne progresses pas équivaut à une forme de régression :

On rapporte d’ibn Massoud -radia Allahu anhu – qu’il a dit:" je n’ai pas de regrets tels que ceux que j’éprouve lorsqu’un jour s’est écoulé et que mes actes n’ont pas augmenté ".

On rapporte également que Al Hassan Al Basri -rahimahu Allah- a dit " ô fils d’Adam, tu n’es qu’ un ensemble de jours, à chaque fois qu’un jour s’écoule c’est une partie de toi-même qui part à tout jamais avec lui ".

La première cause :

Rentrer dans la pratique religieuse sans grande conviction et ne rien faire par la suite pour consolider et fortifier sa foi.

On pratique uniquement parce que les copains pratiquent, par une sorte d’effet de mode ou parce qu’il y a un certain intérêt à être en compagnie de ceux qui pratiquent.

Ou alors parce qu’on est attaché à une certaine personne dans ce milieu ou encore suite à un évènement tragique telle la mort de quelqu’un etc…

En général, tout cela ne représente que des raisons temporaires, fragiles si la personne ne travaille pas sur elle-même par la suite car il suffit souvent que la raison ne soit plus ou que son effet s’estompe pour que cela soit synonyme d’abandon.

La deuxième cause :

Ne pas accorder d’importance à sa propre éducation religieuse, spirituelle.

Négliger les actes surérogatoires, les bonnes oeuvres, l’apprentissage sérieux de la religion.

On s’est contenté en grande partie de l’apparence alors que l’intérieur, lui, ne suit pas et peut carrément être en état de régression, instable, et fragile.

Les racines sont peu profondes, il suffit d’un coup de vent pour que l’apparence disparaisse aussitôt, c’est ce qui explique que l’on soit parfois surpris de voir certains se « métamorphoser » (négativement) du jour au lendemain.

Ibn al Quaim -rahimahu Allah- rapporte de son chaikh ibn Taimmiyyah -rahimahu Allah-qu’il restait assis se livrant au rappel d’Allah après la prière du matin jusqu’ à ce que le soleil se lève et questionné sur cet acte, il répondait :"c’est ma nourriture, c’est de là que je tire ma force pour le restant de ma journée".

La troisième cause:

C’est l’autosatisfaction.

On reçoit quelques compliments, on apprend quelques points et l’on s’imagine qu’on a atteint le sommet.

On délaisse les cours, les conférences, les activités.

On rapporte qu’un homme posa la question à l’imam Ahmad Rahimahu Allah, lorsqu’il le vit avec son encrier malgré son âge:" Jusqu’à quand (resteras-tu ??) avec cet encrier ?" Et l’imam de lui répondre "avec l’encrier jusqu’à la tombe"

En effet, le fait d’avoir l’encrier avec soi était le signe des étudiants du hadith qui assistaient aux assemblées de dictée des hadiths.

On rapporte qu’un homme s’étonna auprès de l’imam ibn al Moubaarakrahimahu Allah (ou al Thawri (doute de abu-saaleh) du fait qu’il continuait à vouloir s’instruire malgré son niveau de connaissance et il lui dit en guise de réponse :" Peut-être que le point qui me sauvera, je ne l’ai pas encore appris".

Beaucoup ont une conception erronée de la science, ils manquent de patience, d’endurance.

Certains se font tromper par shaitan, ils n’assistent plus aux cours, ils se disent "c’est bon, je connais ou (au meilleur des cas) j’écouterai la cassette."

Ils n’ont pas pris conscience que l’apprentissage du savoir est une des plus grandioses formes d’adoration, surtout à une époque où l’ignorance règne et où les gens ont plus que jamais besoin de qui les diriger et les orienter au niveau religieux.

Et cela, sans parler du fait que la connaissance est l’un des points les plus stabilisateurs dans la religion.

La quatrième cause :

C’est la déception.

Certains s’imaginent que les "pratiquants" sont des "anges", qu’ils ne commettent jamais d’erreurs et dès que l’un d’eux commet une erreur envers lui, cela provoque chez lui un choc et cause une profonde déception qui lui fait, dans certains cas, baisser les bras et abandonner la pratique.

Ce genre de cas me fait penser à la parole qu’a prononcée al Siddiq-radia ALLAHU anhu- lors de la mort du messager d’Allah –– et qu’il a constaté que certains étaient fortement troublés par son décès. Il leur dit :" Celui d’entre vous qui adorait Mouhammad, qu’il sache que Mouhammad est bel et bien mort.

Par contre, celui qui adorait Allah -swt- qu’il sache qu’Allah est l’Eternellement Vivant et qu’Il ne connaît pas la mort".

En effet, celui qui laisse tomber suite à une déception ne se nuit qu’à lui-même.

Certains aussi, lorsqu’ils reviennent à la pratique attendent tout des frères ; qu’ils leurs résolvent toutes leurs difficultés, comme si les frères leur étaient redevables de leur pratique et devaient être à leur service…

La cinquième cause: l’attachement au passé !

Repenser aux péchés du passé avec une certaine nostalgie et envie ou conserver des éléments qui le lui rappellent comme des cassettes (audio ou vidéo).

Fréquenter à nouveau ses anciennes fréquentations, ses connaissances du passé.

Il y a nombre d’enseignements à tirer du hadith qui relate l’histoire de l’homme qui avait tué 99 personnes.

Effectivement, le savant lui a conseillé en premier de quitter la terre dans laquelle il a commis ses exactions et d’émigrer vers une terre où résident des gens pieux.

C’est pourquoi il faut prendre un nouveau départ, ouvrir une page blanche et s’écarter de tout ce qui peut ramener la personne vers les erreurs du passé et plus particulièrement les fréquentations, surtout lorsque la personne est encore fragile.

La sixième cause:

L’isolement, rester à l’écart, se couper des gens pieux et de la mosquée.

Quoi qu’ils puissent éventuellement avoir comme défauts et manquements, la personne ne peut se passer d’eux continuellement.

Allah subhanahuwa ta3ala – dit :

"Fais preuve de patience (en restant) avec ceux qui invoquent leur seigneur matin et soir, désirant Sa face. Et que tes yeux ne se détournent point d’eux en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre."

La septième cause:

Ne pas manifester, extérioriser sa personnalité religieuse par le port de la barbe, du voile, etc…

Rien ne permet de distinguer cette personne d’une personne non observante de la religion.

Le cas étant, elle doit s’attendre à être beaucoup plus exposée aux tentations car beaucoup se permettront avec elle ce qu’ils ne se permettraient pas avec quelqu’un dont la personnalité islamique est clairement affichée.

Que ce soit au niveau de la parole, de la drague etc…

Il ne fait aucun doute que cette extériorisation est dans un grand nombre de cas une barrière, une protection pour le frère ou la soeur.

D’où l’erreur de ceux qui minimisent l’observance des prescriptions relatives à l’extérieur ; ceux-là en plus d’aller à l’encontre des textes n’ont pas pris en considération la portée protectrice de celles-ci.

Pourtant, le vécu en est la meilleure preuve.

Huitième cause:

Ne pas avoir de limite, exagérer dans les choses permises, autorisées (al moubaahaat).

Que ce soit au niveau vestimentaire, des véhicules, des portables, de la nourriture.

La personne passe le plus précieux de son temps à courir après le matériel, après ce bas monde ce qui entraîne généralement la dureté du coeur, l’insouciance et laisse peu de répit pour le rappel d’Allah.

Neuvième cause:

L’enthousiasme, le zèle débordant sans garde-fous, sans critères et sans fondements.

La personne veut tout faire du jour au lendemain, sans y aller graduellement, il ne respecte pas les priorités, brûle les étapes ce qui bien souvent cause son essoufflement. Tel un feu de feuilles sèches qui prend rapidement mais ne tarde pas à s’éteindre.

Dixième cause:

La crainte exagérée envers autre qu’Allah -soubhanahu wa ta3ala-, craindre une certaine indigence, la diminution des biens matériels ou le « qu’en dira-t-on » si on pratique pleinement sa religion.

Allah -soubhanahu wa ta3ala- dit :" Parmi les gens il en est qui disent:"Nous croyons en Allah"; puis si on les fait souffrir pour la cause d’Allah, ils considèrent l’épreuve de la part d’Allah comme le châtiment d’Allah".

Onzième cause :

Le manque d’organisation, d’autodiscipline et d’ordre dans la vie.

On n’apprend rien, on ne progresse pas, on vit au jour le jour. Au bout d’un certain temps, on a l’impression de n’avoir tirer aucun profit, de n’avoir rien acquis, ce qui peut causer une lassitude et mener à la régression.

Douzième cause : les maladies du cœur :

l’ostentation, la jalousie sans chercher à combattre ces vices, ces défauts.

Généralement, ils ne font que croître avec le temps et éloignent d’Allah -subhanahu w ta3ala

Treizième cause :

Ne pas mettre en pratique ce que l’on apprend.

On entend beaucoup de choses mais cela reste sans implication pratique, alors que la mise en application raffermit.

Allah -soubhanahu wa ta3ala – dit :"S’ils avaient fait ce à quoi on les exhortait, cela aurait été certainement meilleur pour eux, et (leur foi) aurait été raffermie ».

On rapporte de l’imam Ahmad -rahimahu Allah- qu’il dit :" Je n’ai pas appris un seul hadith sans que je ne l’ai mis au moins une fois en pratique".

Quatorzième cause:

épouser un homme ou une femme qui a du laisser-aller au niveau religieux ou qui est matérialiste à outrance car dans de nombreux cas le conjoint ne tardera pas à déteindre sur la personne.

Quinzième cause:

la divergence qui n’a pas lieu d’être, infondée.

Surtout celle qui survient entre les gens d’ahl assounnah, qui ont les mêmes sources référentielles.

Malheureusement, la responsabilité d’un certain nombre de gens de science est engagée dans ce problème, leurs paroles et jugements étant relayés par leurs disciples bien souvent ignorants et irresponsables.

Ils ne tiennent aucun compte du contexte dans lequel évolue ces jeunes auxquels ils « lâchent » ces verdicts, en plus du fait que ces jeunes sont bien souvent iniques et ont pour base l’esprit partisan.

Des critiques à la légère, des jugements à l’emporte-pièce sous couvert de mise en garde, de réfutation des innovateurs, de jarh wa ta’diil.

N’importe quoi est fait au nom de ces nobles principes.

Aucune prise en compte des intérêts et inconvénients (al massalih wa al mafaasid).

Cela équivaut à donner de la dynamite à des enfants.

Ce qui a eu comme résultat de déboussoler beaucoup de jeunes qui ne s’y retrouvent plus dans toute cette divergence et abandonnent la pratique du jour au lendemain.

Source: Livret de Cheikh Al Aaid intitulé "Asbaab Al-Intikaas" que le frère Abu-Saleeh a trafuit, qu’Allah le récompense.

Wa As-Salamou 3alaykoum !