Imagines-toi l’Envol des livres et pose de la Balance. Imagines-toi Le jour de la comparution et La comparution devant Allah

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L’envol des Livres et la pose

de la balance

 

Puis, un Hérault fera un appel. Il fera connaître ceux de la communauté qui seront les plus dignes les plus généreux d’entre eux. Ceux qui célébraient les louanges d’Allah  – Exalté soit-Il – dans chaque circonstance se lèveront et seront conduits au Paradis. Puis, il sera fait de même avec ceux qui se levaient chaque nuit pour prier. Puis ce seront ceux que le commerce de ce monde et ses transactions ne préoccupaient pas et qui n’étaient pas distraits de la mention de leur Maître. Quand ces groupes de personnes destinés au Paradis ou à l’Enfer seront entrés, ce sera alors les livres qui s’envoleront vers les mains droites et les mains gauches et les Balances seront posées.

Imagine la pose de ces gigantesques balances.

Imagine ces livres qui s’envolent et ton coeur palpitant, attendant la chute de ton livre dans ta main droite ou gauche.

Selon al-Hasan :

« L’Envoyé d’Allah  – qu’Allâh lui accorde la grâce et la paix -, sa tête posée sur les genoux de Aïsha, était assoupi. Aïsha – qu’Allah soit satisfait d’elle – se remémorant la vie dernière, pleurait. Ses larmes coulèrent sur la joue du Prophète  – qu’Allâh lui accorde la grâce et la paix – et le réveillèrent. Il leva la tête et dit :

– Pourquoi pleures-tu ô Aïsha ?

– Ô Envoyé d’Allah  Je me suis rappelé la vie dernière. Est-ce qu’au Jour de la résurrection, vous vous souviendrez de vos familles ?

– Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, dans trois situations, chacun ne se souviendra que de son âme [ne pense qu’à soi-même] : Lorsque les Balances seront installées, que les oeuvres du fils d’Adam y seront pesées, jusqu’à ce que celui-ci sache si sa pesée est légère ou lourde. Lorsqu’il attend de voir si ces feuillets seront pris de sa main droite ou gauche et sur le Sirât». (Rapporté par Abû Dâwud).

Anas Ibn Mâlik a dit :

« Le fils d’Adam sera amené le Jour de la résurrection jusqu’entre les deux plateaux de la Balance et laissé là à la charge d’un ange. Si sa Balance est lourde, l’ange annoncera d’une voix que toutes les créatures entendront: Heureux untel, fils d’untel, jamais plus il ne connaîtra le malheur. Mais si cette Balance est légère, l’ange dira d’une voix qui sera entendue par les créatures: Malheureux untel, fils d’untel, jamais plus il ne connaîtra le bonheur »

 

Le Jour de la comparution

 

Au moment où tu seras debout avec les créatures, tu regarderas l’ange qui aura déjà reçu l’Ordre que soient présents les anges gardiens de l’Enfer. Ils arriveront, des fouets de fer dans les mains portant des vêtements de flamme. Quand tu les verras, tu auras peur d’eux. Ton coeur s’envolera, ta frayeur lui seront comme des ailes.

Soudain, c’est l’appel de ton nom : tu es appelé en deçà et au-delà des créatures, des premières jusqu’aux dernières:

 

« Où est untel, fils d’untel ?

Qu’il vienne comparaître devant Allah.»

 

Les anges auront déjà été chargés de te prendre et de te rapprocher de ton Seigneur. Bien que des noms se ressembleront, ils te reconnaîtront, sachant que cet appel te concerne, le rappel de ce nom ébranlera ton soeur car tu sauras que c’est toi qui est assigné à comparaître. Talha Ibn Amrû rapporte que Atâlbn Abî Rabbâh lui a dit: Ô Talha! Combien sont nombreux les noms comme le tien et combien sont nombreux les noms comme le mien ! Le Jour de la résurrection, il sera dit :

 

« Ô untel! »

 

Il n’y aura que le concerné qui se lèvera. Personne d’autre ne répondra en dehors de lui. Et toi, tu seras guidé par une science innée dans ton coeur.

Tu bondiras sur tes pieds. Tes membres se contracteront, la couleur de ta peau s’altèrera de peur et de frayeur et ton coeur, au galop, palpitera dans ta poitrine. Quand les anges, chargés de te prendre, te verront, agité, tremblant, ils sauront, dans cette crainte, que c’est toi le concerné. Ils tendront alors leurs mains et, violemment, t’empoigneront, t’emmèneront vers ton Seigneur comme l’on mène les bêtes. Ils te feront enjamber les rangs, secoué, pour comparaître devant Allah  – qu’Il soit exalté –, te tenir entre Ses Mains. Les créatures lèveront alors vers toi leurs regards pendant que tu seras traîné vers ton Seigneur.

Imagine quand tu seras debout, en proie à de terribles tremblements.

Imagine le contact des mains des anges sur la peau de tes bras, la grosseur de leurs paumes au moment où ils te prendront.

Imagine que ce sera toi que leurs mains malmèneront. Imagine-toi traversant les rangs, ton coeur se détachant de ta poitrine.

La comparution devant Allah

 

Imagine-toi encore entre leurs mains, jusqu’à ce qu’ils te fassent parvenir devant le Trône du Miséricordieux. Ils te lanceront et te lâcheront de leurs mains. Alors Allah  – Exalté soit-Il – t’appellera de Sa majestueuse parole :

« Approche-toi de Moi, ô fils d’Adam ! »

Il te plongera dans Sa lumière infinie. Te voilà debout entre les Mains du Seigneur, Illustre, Majestueux, Très Grand, Généreux. Le coeur palpitant et triste, en proie à une peur épouvantable, le regard peureux, craintif, avili, le teint transformé, les membres tremblants et agités comme le bébé chameau que sa mère vient de mettre au monde. Dans ta main tremblante, une feuille dont l’encre n’a point oublié d’inscrire ce que tu as acquis, ni ce que tu as gardé secret. Tu liras son contenu, en balbutiant, tes arguments vacillants et le cœur brisé. Tu seras empli de honte, de confusion et de lâcheté devant le Maître qui n’a pas cessé d’être ton Bienfaiteur et ton Protecteur. Avec quelle langue Lui répondras-tu quand Il t’interrogera sur la vilenie de tes actes et l’énormité de tes crimes ? Comment, demain, te tiendras-tu, debout, entre Ses mains ? Quel regard lèveras-tu sur Lui ? Comment ton coeur supportera-t-il Sa Parole Sublime et Majestueuse, Son Interrogation et Son Blâme ?

Imagine la petitesse de ton corps, le tremblement de tes membres et les palpitations de ton cœur ! Tu auras déjà entendu Sa parole qui t’a rappelé tes péchés et exposé tes fautes. Il t’a fait confesser ce que tu cachais.

Imagine-toi à ce moment, la terreur te tenaillant de toutes parts ! Combien d’épreuves auras-tu oubliées qu’Il te rappellera ! Combien de secrets auras-tu celés qu’Il te dévoilera ! Combien d’actes dont tu avais cru qu’ils seraient portés à ton actif, négligence de ta part due à la passion qui t’a poussé à les corrompre. Il les retournera contre toi dans cette Station, actes vains, alors que tu avais mis en eux un grand espoir.

Ô les soupirs de ton coeur et ton désespoir lorsque tu seras convaincu de ton manquement à l’obéissance de ton Seigneur. Voilà qu’Il te charge encore de questions, te rappelant chaque épreuve, étalant chaque chose cachée! L’angoisse épuisera tes forces et ta honte atteindra son paroxysme parce qu’Il est le Roi Très Haut et qu’aucune honte ne peut être plus grande que celle ressentie devant Lui car Il est à la fois l’Ancien et le Premier, l’Eternel qui n’a rien de semblable, le Parfait, le Bienveillant, le Compatissant, le Magnanime, le Munificent, le Subsistant sans discontinuité.

Que penses-tu de l’interrogation d’un tel Interrogateur qui expose clairement ton infraction à Ses ordres, ton peu de déférence à Son égard et de l’impudeur avec laquelle tu Las défié ? Que penses-tu du rappel de ta rébellion à Ses ordres, du peu d’intérêt et d’attention que tu portais, en ce monde, à Son obéissance, lorsqu’Il te dira :

Ô Mon serviteur ! Pourquoi ne M’as-tu pas magnifié et pourquoi n’as-tu pas éprouvé de honte à cause de Moi ? As-tu sous-estimé le regard que Je portais sur toi ? N’ai-Je pas été Bon avec toi ? Ne t’ai-Je pas comblé de bienfaits ? Qui a pu te tromper à mon égard? A quoi as-tu employé ta jeunesse ? Et ton âge, comment l’as-tu épuisé ? Comment as-tu acquis tes biens et Comment les as-tu dépensés ? Qu’as-tu fait de tes oeuvres ?

L’Envoyé d’Allah – Que la grâce et la paix soit sur lui – a dit :

 « Chacun d’entre vous sera interrogé par le Seigneur de l’univers
et il n’y aura entre Lui et vous ni voile, ni traducteur ».

J’ai entendu ‘Addî Ibn Hâtim dire : J’ai été témoin de l’énoncé de cette parole de l’Envoyé d’Allah – Que la grâce et la paix soit sur lui – :

 «Chacun d’entre vous se tiendra entre les Mains d’Allah, Béni soit-Il et Très-Haut, et il n’y aura entre Lui et vous ni voile qui le couvrira, ni interprète qui traduira. Allah  – Exalté soit-Il – dira :

« Ne t’ai -Je pas comblé de faveurs ? »

Il dira :

« Que si ! »

Il dira :

« Ne t’ai Je pas pourvu de biens ? ».

Il répondra :

« Que si ! »

Puis, il regardera sur sa droite et il ne verra que le Feu. Puis, il regardera sur sa gauche et il ne verra que le Feu. Que chacun de vous se préserve du Feu ne serait-ce qu’en faisant l’aumône d’une moitié de datte, sinon d’une parole agréable». (Rapporté par Bukhârî).

Ibn Mas’ûd – qu’Allah soit satisfait de lui –, commençant par un serment, a dit que l’Envoyé – Que la grâce et la paix soit sur lui – déclara :

Par Dieu ! Il n’y aura personne parmi vous avec qui Dieu n’aura pas de tête à tête, tout comme l’un de vous est en tête à tête avec la lune une nuit de pleine lune. -. Puis, il dira :

Ô fils d’Adam! Qui t’a trompé à Mon égard? Ô fils d’Adam! Quelle oeuvre as-tu accomplie pour Moi? Ô fils d’Adam! Pourquoi n’as-tu pas éprouvé de la honte à cause de Moi ? Ô fils d’Adam ! Qu’as-tu répondu aux envoyés ? Ô fils d’Adam ! Est-ce que Je ne scrutais pas tes yeux alors que tu t’en servais pour regarder ce qui ne t’était pas licite ? Est-ce que Je ne scrutais pas tes oreilles alors que tu t’en servais pour écouter ce qui était illicite pour toi? Et-ce que je ne surveillais pas ta langue avec laquelle tu prononçais ce qui n’était pas licite pour toi ? Est-ce que Je ne scrutais pas tes mains alors que tu t’en servais pour saisir avec force ce qui t’étais interdit ? Est-ce que Je ne sondais pas ton coeur alors que tu t’en servais pour te préoccuper de ce qui t’était prohibé ? Est-ce que je ne surveillais pas tes jambes avec lesquelles tu marchais vers ce qui ne t’était pas autorisé? Est-ce que je ne son­dais pas ton coeur tandis que toi tu étais peu soucieux de ce qui ne t’était pas licite. Niais-tu Ma proximité de toi et Ma puissance sur toi, ô fils d’Adam ! »

Ô toi, fils d’Adam! Tu es pris entre une chance et un danger immense : Ou bien tu rencontreras Sa miséricorde et sur toi se répandra longtemps Sa générosité, ou bien tu rencontreras Sa rigueur et Il te fera rendre compte et ordonnera de te jeter dans le gouffre. Quel misérable devenir !

Mujâhid (Ibn Jabr) – qu’Allah soit satisfait de lui – a dit :

« Le Jour de la résurrection, nul ne pourra lâcher pied devant Dieu, le Très Grand, le Tout Puissant qu’après avoir été interrogé sur quatre objets :

  • comment a-t-il épuisé sa vie,
  • à quoi a-t-il employé son temps,
  • à quoi a-t-il usé son corps,
  • comment a-t-il acquis ses biens et comment les a-t-il dépensés ? »

Que pourrais-tu penser de toi-même et de la faiblesse de ton coeur quand Dieu, le Puissant, le Glorieux, te chargera du rappel de Ses bienfaits pour toi, de ta transgression à Ses ordres et du peu de pudeur que tu éprouvais à cause de Lui ?

Quelle terrible station, là, debout devant Lui, et quelle redoutable interrogation. Rien ne lui sera caché! Quelles phénoménales tristesse et angoisse te pénétreront et quel désespoir aussi d’avoir négligé de Lui obéir et de t’être livré à la sédition et à la révolte !

 

 

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