Imagines-toi Le châtiment des mécréants

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Le châtiment des mécreants

 

Imagine ta progression sur le pont, tenaillé par la peur et le corps affaibli. Si Allah est en colère contre toi et que tes fautes ne sont pas effacées, tu ne t’en rendras compte que lorsque ton pied glissera sur le pont.

Imagine qu’Il n’efface pas tes fautes, que tu perdes pied et glisses du pont. Tu te diras:

« Je vais à jamais à l’endroit dont je voulais me préserver

et dont j’avais peur ».

Ton esprit s’envolera. Puis, ton autre pied glissera et, vacillant, jambes par dessus tête, tu chuteras. A peine tu t’en rendras compte que les tenailles s’enfonceront dans ta peau et ta chair, et par elles, tu seras traîné.

Le Feu accourra vers toi, se soulèvera, courroucé par la Colère de son maître. Il te traînera et tu tomberas du pont. Tu crieras, entrant en contact avec son souffle brûlant:

« Malheur à moi ! Malheur à moi ! ».

Le regret et le désespoir gagneront ton coeur. Qu’avais-tu à ne pas satisfaire Allah , le Tout Puissant, le Glorieux ? Il aurait été alors satisfait de toi. Tu te serais débarrassé, avant de mourir, de ce qu’Il déteste. Il t’aurait alors pardonné. A présent, te voilà en son ventre. Sa brûlure te collera comme une seconde peau. Ton coeur brûlera, calciné au dernier degré. C’est alors qu’Allah , le Tout Puissant, le Glorieux, appellera le Feu, et que toi, renversé sur ton visage, tu crieras ton désespoir et ta malchance.


Le jour où Nous dirons à l’Enfer ; " Es-tu rempli ? "

Il dira: " Y en a-t-il encore " ?

Sourate 50. " Qaf " :  verset 30.

 

Tandis que tu es dans son abîme, ses flammes seront en toi, grondant autour de toi. Ton corps perdra son eau goutte à goutte et ta chair tombera, peu à peu, en lambeaux. Il ne restera plus que tes os. Le Feu pénétrera ensuite dans tes entrailles et dévorera ce qu’il y trouvera.

Imagine alors ton foie : le Feu s’y s’introduira et toi tu supplieras. Il n’y aura aucune pitié pour toi.

Tu pleureras et tu n’auras que des regrets. Si tu répétais que tu ne recommencerais pas, ton repentir ne serait pas accepté, et on ne répondrait pas à ton appel.

Imagine-toi dans ta longue attente, ton châtiment persistant. Ton tourment atteindra son paroxysme. Ta soif sera intense. Tu te souviendras des boissons de ce monde, de leur fraîcheur et de leur saveur. Tu te précipiteras alors vers la Géhenne. Tu saisiras le récipient de la main du gardien chargé de ton supplice. Tu le prendras, et la paume de ta main grillera. La chaleur intense la désarticulera. Tu rapprocheras le récipient de ta bouche : il rôtira ton visage. Puis, tu avaleras une gorgée et ton gosier s’écorchera. (L’eau) arrivera à ton ventre et déchiquettera tes intestins. Dans ton malheur, tu crieras ton désespoir. Tu t’extirperas de cet incendie et tu te précipiteras vers le bassin du Hamîm pour te rafraîchir, comme tu le faisais en ce monde, et te plonger dans l’eau quand l’intense chaleur t’accablait. Lorsque tu plongeras dans cette eau bouillante, ta peau se détachera de la tête aux pieds. Tu te précipiteras vers le Feu, espérant qu’il te sera plus supportable. Mais ce sera une telle fournaise tu retourneras vers l’eau brûlante. Ainsi, tu iras du Feu au Hamîm, dont la chaleur sera à sa plus haute température. Tu réclameras un répit mais il n’y aura aucun répit entre le Hamîm et le Feu. Tu réclameras un répit mais il n’y en aura jamais.

Quand ton désespoir et ta soif s’intensifieront et que tes forces seront épuisées, tu te souviendras des jardins paradisiaques. Tu suffoqueras, désespéré de n’être pas dans le Voisinage d’Allah  – qu’Il soit exalté –, le Tout Puissant, le Glorieux, et tu déploreras les délices du Paradis. Puis, tu te rappelleras ses boissons, la fraîcheur de son eau et la douceur d’y vivre. Le regret mortifiera ton coeur privé de tout cela.

Puis, tu te souviendras qu’il y a, dans le Jardin, quelques proches parents, père ou mère ou frère et d’autres parents encore. Tu les appelleras d’une voix triste, le coeur brûlant et impatient:

« Ô mère ! Ô mes enfants !

Ô mon frère ! Ô oncle paternel et maternel !

Ô ma soeur ! A boire ! De l’eau ! »

Leur réponse sera décevante. Ton coeur sera mortifié car ils auront déçu ton espoir, ne t’attendant pas à les voir en colère contre toi, à cause du Courroux de ton Seigneur, le Tout Puissant, le Glorieux.

Ame désemparée et repentante, tu appelleras Allah  – qu’Il soit exalté – pour être ramené dans le monde présent. Il restera indifférent pendant un temps extrêmement long avant de te répondre car ta voix lui sera exécrable, et ton crédit, auprès de lui, détruit.

Puis, Son appel sera une nouvelle désillusion :


«Soyez-y refoulés (humiliés) et ne Me parlez plus».

Sourate 23. " Les Croyants – Al Mu’minun " verset 108.

Tu entendras Son appel, Parole majestueuse, et tu éprouveras une grande déconvenue. Il ne répond pas à des gens comme toi. A tes narines et ta bouche, il sera mis une muselière. Ton souffle ne pourra sortir de toi, tu demeureras coi, hésitant, sans porte de salut. Ton âme sera oppressée dans ta poitrine, haletante, tu seras incapable de parler. Aucun souffle ne sortira de toi.

 

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