Imagines-toi Le châtiment de la Géhenne un tourment interminable. Imagine-toi la traversée du Sirât

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Imagine-toi le châtiment de la Géhenne,

un tourment interminable.

 

Puis, Il voudra augmenter ton désespoir et tes regrets. C’est alors qu’Il fermera les portes du Feu sur toi et sur Ses ennemis. Quelles pensées t’envahissent quand tu comprends qu’Il ne te pardonnera pas en entendant le claquement des portes qui se ferment ?

Grand sera ton désespoir et celui des hôtes de la Géhenne quand ils entendront le claquement des portes se rabattre sur eux. Alors, ils sauront qu’Allah  – qu’Il soit exalté –, le Tout Puissant, le Glorieux, les a rabattues afin que personne n’en sorte jamais. Leurs coeurs seront brisés de désespoir: nul espoir, nulle issue pour en sortir. Nulle échappatoire, à jamais, au châtiment d’Allah  – qu’Il soit exalté –, le Tout Puissant, le Majestueux.

Ce sera l’éternité sans la mort, le châtiment infini de leurs corps, leurs coeurs continuellement brûlés, calcinés, sans souffle ni jamais de répit auquel s’accrocher. Ce ne sera que des tourments interrompus, des chagrins discontinus, des maux inguérissables, des liens indénouables, des chaînes à jamais indestructibles, une soif inextinguible, des angoisses jamais calmées, une faim insatiable qui ne sera soulagée qu’avec la zaqûm (plante épineuse) qui écorchera leurs gosiers. Ils appelleront au secours, demanderont de l’eau à boire pour mettre un terme à leur suffocation. Mais ils n’auront qu’une boisson qui déchirera leurs intestins. Il n’y aura dans leurs coeurs que regrets et soupirs car Allah  – qu’Il soit exalté –, le Tout Puissant, le Glorieux, n’aura pour eux aucune indulgence. Le désespoir soufflera dans leur poitrine, ils seront privés du Voisinage d’Allah  – qu’Il soit exalté – qui n’aura pas de compassion malgré leurs pleurs. Leurs appels ne recevront aucune réponse et leurs supplications ne seront pas entendues. Leur repentir ne sera pas agréé car ils seront tombés si bas à Ses yeux, qu’Allah  – qu’Il soit exalté – les dédaignera et se détournera d’eux.

Si tu les voyais, assoiffés et affamés, appelant leurs proches parents, hôtes du Paradis. Ils diront tous ensemble :

« Ô gens du Paradis !

Ô assemblée de pères, de mères, de frères et de soeurs !

Nous sommes sortis de nos tombes, assoiffés,

et nous avons été traduits devant Allah  – qu’Il soit exalté -,

le Tout Puissant, le Glorieux.

Il a ordonné que nous soyons jetés au Feu, ainsi assoiffés.

Donnez-nous un peu d’eau ou de ce qu’Allah  vous a accordé  ».

Leur réponse sera une nouvelle déception. Le remords et le regret envahiront à nouveau leurs coeurs. Ils s’impatienteront. Jamais plus un souffle d’air n’effleurera leurs visages. Jamais plus, ils ne goûteront la fraîcheur. Ils ne pourront jamais plus fermer les paupières pour dormir un instant. Ils vivront dans une torture continuelle et un avilissement sans fin.

Imagine-toi ainsi dépeint, si Allah  – qu’Il soit exalté – n’a pas pardonné tes fautes. Si tu voyais l’apparence des suppliciés tandis que le Feu a dévoré leurs chairs, dénaturé la beauté de leurs visages et altéré leurs traits, ne laissant que leurs os brûlés et noircis. Ils sont désarticulés et convulsés dans leurs liens et leurs carcans. Ils appelleront, dans leur malheur, et crieront leur perte. Ils éclateront en sanglot et se lamenteront. Ton coeur se liquéfiera devant la laideur de leur physionomie Tu défailliras en sentant leur puanteur. Ton âme ne résistera à la forte incandescence de leurs corps et à la chaleur de leur souffle.

Qu’adviendra-t-il de toi quand tu te verras, là, au milieu des suppliciés, comme étant l’un d’eux ? L’espoir et l’espérance auront abandonné ton coeur, habité par le découragement et le désespoir et s’apitoyant sur ton corps. Tes pupilles se révulseront. Tu sentiras cette vengeance contre tes regards posés sur ce qui ne doit être ni aimé ni agréé. Le Feu entrera dans tes oreilles et tu entendras grondements et clameurs. Il t’enveloppera, effritera tes os, liquéfiera ta chair, gagnera tes entrailles et dévorera ton foie et tes intestins. Ton coeur sera vaincu par les soupirs, les regrets et le désespoir.

Imagine tout cela, l’esprit vide, atteint de pris de pitié pour ta faiblesse. Repens-toi en abandonnant ce que ton Maître exècre. Recherche ce qu’Il agrée et Il sera, peut-être, satisfait de toi. Soumets-Lui ton esprit. Implore-Le et Il te relèvera lors de ta chute. Que Sa crainte te fasse pleurer et peut-être te fera-t-Il miséricorde et diminuera tes fautes car le danger est immense, le corps faible, et la mort si proche. Certes, Allah  – qu’Il soit exalté –, le Tout Puissant, le Glorieux, te voit. A Son regard, rien de ce que tu caches ou affiches publiquement ne peut être dissimulé. Prends garde à ce que Son regard ne te prenne en aversion et en exécration, et ne fais pas de toi le sujet de Sa colère et de Sa répugnance. Et toi, tu vivras dans l’exultation et le ravissement.

Préserve-toi d’Allah  – qu’Il soit exalté –, le Puissant, le Glorieux, crains-Le et aie honte devant Lui. Ne prend pas à la légère le Regard qu’Il porte sur toi et n’oublie pas qu’il observe ce qui est en toi. Magnifie Sa position élevée par rapport à la tienne et la connaissance qu’Il a de toi. Crains-Le avant qu’Il ne te saisisse à l’improviste, qu’il ne voit les effets de ton malheur d’avoir dérogé à Ses prescriptions et sache que tu as changé. Ton affliction sera immense et ton chagrin intense d’avoir contesté Ses prescriptions.

Qu’il sache que tu t’es repenti.

S’Il sait cela, Il effacera tes fautes et te pardonnera.

 

Ne t’oppose donc pas à Allah  – qu’Il soit exalté –, le Tout Puissant, le Glorieux. Tu n’as aucun pouvoir devant Sa colère, ni force contre Son châtiment, ni patience devant Sa punition et ni endurance pour te permettre de te priver de Son voisinage. Fais ton examen avant de Le rencontrer, comme si la mort venait dès à présent à te saisir soudainement.

Imagine ce que je viens de te décrire. Je n’ai pourtant dépeint que quelques grands traits.

Imagine cela avec un esprit sans arrière-pensée, au regard des péchés que tu as commis contre toi-même et ce dont tu t’es rendu coupable. Réfléchis à ton malheur afin qu’Allah  – qu’Il soit exalté –, le Tout Puissant, le Glorieux, puisse voir sur toi les effets de ton malheur. Et peut-être, Il te fera miséricorde et passera outre, en pardonnant et en couvrant tes fautes.


 

Imagine-toi la traversée du Sirât

 

Si tu te trouves au nombre de ceux dont Il effacera les fautes et les péchés, imagine la faveur qui t’est faite par Allah  – qu’Il soit exalté –, le Tout Puissant, le Glorieux. Tu traverseras alors le Sirât, baigné de ta lumière. Avance devant toi, sur ta droite, ton livre dans la main droite, le visage resplendissant. Tu seras délivré des mains d’Allah  – qu’Il soit exalté –, le Tout Puissant, le Glorieux, assuré de Sa satisfaction envers toi. Tu seras sur le Sirât parmi le groupe des adorateurs et les délégations des gens pieux. Les anges diront :

 

« Paix ! Paix ! »

 

L’appréhension ne quittera pas, pour autant, ton coeur ni les coeurs des croyants. Vous lancerez, les uns et les autres, cet appel :

« Seigneur! Parfais-nous notre lumière, et pardonne-nous. Car Tu es Omnipotent ».
Sourate 66 : L’interdiction (At-Tahrim) verset 8.

 

A ce moment, ils penseront aux hypocrites qui verront leur lumière s’éteindre, la crainte inonder leurs coeurs et ils invoqueront la lumière et le pardon.

Imagine-toi traversant le pont, léger mais craintif. Imagine ta propre traversée selon la légèreté ou la lourdeur du poids de ton fardeau. Tu parviens au bout du pont. Le sentiment du salut gagnera ton coeur mais ton appréhension ne disparaîtra pas pour autant. Tu verras, par toi-même, depuis le Sirât, le délice des Jardins. Ton coeur sentira la proximité du Voisinage d’Allah  – qu’Il soit exalté –, le Tout Puissant, le Glorieux, le désir ardent de Son agrément. Tu seras ainsi jusqu’à l’extrémité du pont. Tu franchis d’un pas le Seuil, après le pont tandis que l’autre jambe sera encore sur le Sirât. Tu sentiras la peur et l’espoir dominer ton coeur. Puis, tu plieras l’autre jambe. Tu auras enfin traversé tout le Sirât, et tes deux pieds se poseront fermement sur le Seuil. Ton corps quittera le pont et tu le laisseras derrière toi. La Géhenne s’agite sous ceux qui doivent encore traverser le pont. Elle bondira, fébrilement, sur celui dont le pied manque de fermeté. Il sentira son souffle.

Ensuite, tu te retourneras vers le pont et tu le regarderas s’agiter. Tu regarderas les créatures sur lui, et la Géhenne au-dessous d’eux, bondissant sur ceux qui auront glissé du Sirât. Son tumulte grondera dans leurs têtes et fera bouillonner leur sang. Ton coeur bondira de joie quand tu t’apercevras de l’immensité du danger dont Allah  – qu’Il soit exalté – t’a préservé. Tu loueras Allah et Le remerciera abondamment de t’avoir délivré, faible que tu es, du Feu. Tu laisseras derrière toi le Feu et son pont, et tu te dirigeras vers le Voisinage de ton Seigneur.

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