Imagines-toi l’Accueil de tes épouses dans tes palais

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L’accueil de tes épouses

dans tes palais

 

Pendant que tes pas te mèneront dans les esplanades des Jardins, au milieu des prés de safran et des dunes de musc, tu entendras l’appel adressé à tes épouses, tes éphèbes, tes servantes, tes pages et tes régisseurs, à l’annonce de ton nom et de ton arrivée. Ils répondront, réjouis de ta venue, comme une personne de ce monde, se réjouit du retour d’un absent, selon le dire de Ali Ibn Abî Tâlib – Qu’Allah l’agrée –.
 

Tandis que tu contempleras tes palais, tu entendras, soudainement, la clameur de leur exultation. Et toi, tu seras gai et joyeux, en entendant l’allègre tumulte de leur accueil. Vers toi s’empresseront les majordomes, et les éphèbes, alignés, se lèveront à ton arrivée.
 

Au moment où les majordomes t’accueilleront, chacune de tes épouses, impatiente, dépêchera quelques serviteurs pour te voir venir, puis s’en retourner promptement et annoncer ton arrivée. Tranquillisée, elle donnera libre cours à sa joie et s’abandonnera à son allégresse. Les serviteurs te verront avant ta rencontre avec les majordomes. Le messager de chacune d’elles viendra en courant pour l’informer de ta venue. Chacune d’elles dira à son messager :

« L’as-tu vu? »

tant sa joie est grande.

Puis, chacune d’elles dépêchera un autre messager. Lorsque la bonne nouvelle de ton arrivée leur parviendra, elles ne pourront plus contenir leur joie. Elles voudront venir en hâte à ta rencontre si Allah n’avait pas décidé de les retenir dans les tentes, ainsi que l’a dit ton Maître :


« Des houris cloîtrées dans les tentes ».
Sourate 55 : Le Tout Miséricordieux (Ar-Rahman) verset 72.


Elles poseront leurs mains sur les bords de leurs portes, de leurs bras tendus elles les entrouvriront pour faire passer leurs têtes. Elles attendront que ton visage apparaisse. Enfin, leur langueur et leur désir ardent s’apaiseront. Elles pourront regarder la prunelle de leurs yeux, le lieu de leur repos et de leur intimité avec l’Ami de leur Seigneur, l’Aimé de leur Maître.
 


 

Tandis que tu te pavaneras dans les prairies de musc et les prés de safran, les yeux rivés sur la beauté de tes palais, tes majordomes t’accueilleront, resplendissant de lumière et de splendeur. Quand le premier majordome se présentera, il t’apparaîtra immense. Tu croiras que c’est un des anges de ton Seigneur. Il te dira:
 

« Ô Ami d’Allah !

Je suis ton majordome.

J’ai été chargé  de m’occuper de toi.

Tu as à ta disposition

mille majordomes

comme moi »


Puis les autres majordomes le suivront nimbés de lumière et de splendeur. Chacun d’eux te magnifiera et te saluera avec les plus grands égards.

Imagine ton coeur dans les Jardins, tes majordomes, debout devant toi, pleins de considération pour toi. Puis suivront tes serviteurs, tes domestiques. Ils t’accueilleront comme des perles dans l’étal d’une vitrine. Ils te salueront puis se mettront à ta disposition.

Imagine ta démarche, lorsque tu paraderas dans le cortège de tes majordomes et de tes serviteurs. Ils te conduiront, comme un nouveau marié, vers tes palais et vers tout ce que ton Maître et Roi a préparé pour toi. Arrivé devant ton palais, tes majordomes t’ouvriront les portes et soulèveront les voiles et les rideaux. Ils se tiendront, dressés devant toi, emplis d’une immense déférence. Imagine ce que tu contempleras de tes yeux quand les portes de tes palais s’ouvriront et que les rideaux se soulèveront: la beauté éclatante de ses chambres, la magnificence de ses arbres et de ses prairies, la blancheur de ses reflets et la clarté de sa cour. Tandis que tu t’émerveilleras de tout cela, tu entendras la bonne nouvelle de tes domestiques appelant tes épouses :


« Celui-ci est untel, fils d’untel.

Il entre par la porte de son palais ».

 

Quand elles entendront l’appel des messagers, la bonne nouvelle de ton arrivée et de ton entrée, elles bondiront de leurs lits recouverts d’édredons et érigés dans des alcôves. Tu les verras de tes yeux au milieu des tentes et des coupoles. Tu regarderas leurs bondissements hâtifs. La joie et le désir ardent de te voir les aura rendues aériennes.

Imagine les corps de ces femmes à la peau fine et douce, pudiques et timides, délicates et tendres, aux pas dansants et fiers, en train de bondir.

Imagine chacune d’elles bondissant avec ses beaux bijoux et ses parures, le visage resplendissant comme la lumière éclatante du matin, le corps ployé et suaves.

Imagine chacune d’elles arrivant, pressée, avec la perfection de son corps, s’arrachant de son lit et rejoignant le hall et le sol ferme de sa tente. Elles bondiront jusqu’aux portes de leurs tentes, de leurs coupoles. Puis, elles tiendront dans leurs mains les poignées des portes de leurs tentes où elles étaient reléguées. Elles les entrouvriront, puis sortant leurs têtes, leurs visages apparaîtront dans l’embrasure. Curieuses, elles te regarderont, accueillantes, débordantes de joie et d’allégresse à ta vue.

Imagine la joie et l’allégresse de ton coeur. Apprécie leur splendeur de tes propres yeux. Porte ton regard sur la beauté des traits de leurs visages et le mouvement de leurs yeux. A leur vue, ton regard s’affolera et ton coeur se transportera d’allégresse. Tu seras hébété, égaré tellement ton coeur sera troublé de cette allégresse, de ce que tes yeux auront vu, de ce vers quoi ton âme s’incline.

Tandis que tu te dirigeras vers elles dans tes amples vêtements, et que tu approcheras des portes des tentes, elles se précipiteront allégrement vers toi, rendues légères par leur amour ardent. Elles accourront, leurs corps ployés de douceur, dans un balancement de leurs formes abondantes.

Puis, chacune d’elles t’appellera:
 

« Ô mon bien-aimé ! Pourquoi as-tu tardé ? »

Tu répondras :

« Ô bien-aimée ! Allah m’a retenu pour tel et tel péché

au point que je craignais de ne pas vous rejoindre ».

 

Elles viendront à toi marchant dans le brocart et la soie, soulevant le musc et remuant, dans leur empressement vers toi, leur désir ardent et leur amour, les plantes de safran avec les pans de leurs longues robes et les bracelets et les anneaux de leurs pieds. La première, qui s’approchera de toi, te tendra les bouts de ses doigts, ornés de bagues, et ses poignets embellis de bracelets, comme l’a dit le Prophète – que la Paix et le Salut soient sur lui –, selon Tabari.

Imagine la beauté de ces doigts de safran et de camphre, fruits des Jardins âgés de milliers de siècles. Imagine quand elle les tendra vers toi, scintillants de perles et éclatants de luminosité.

Puis, elle posera ses doigts sur les tiens, tu trouveras leur toucher doux et suave, comme s’ils glissaient, délicieusement, sur ta main. Ta raison vacillera au contact enivrant de ses doigts.

Puis, elle portera ta main vers son corps harmonieux et lisse. Elle te serrera contre sa poitrine. Tu te pencheras vers elle, l’entoureras de tes mains et de tes bras jusqu’à les poser sur son cou paré de colliers. Puis, tu la serreras contre toi et elle te serrera contre elle.

Imagine la délicatesse de son corps quand tu l’auras enlacée au point qu’il te semblera que ta poitrine pénètre dans la sienne tant sa peau est tendre et douce.

Imagine le contact de ta poitrine sur ses seins arrondis et la sensualité de son étreinte. Puis tu sentiras la douceur de sa chair. Ton coeur se dépouillera de tout ce qui ne sera elle au point de se noyer de joie. Il s’emplira d’allégresse quand la suavité de son toucher et la senteur des parfums de sa chair arriveront à ton âme.

Tandis que tu seras ainsi, elles se glisseront contre toi, se renverseront contre toi, t’envelopperont de leurs bras et t’étreindront. Ton visage sera couvert des baisers de leurs bouches recouvertes d’un litham. Ta poitrine sera comblée de leurs seins arrondis et de leurs beaux visages. Elles couvriront ton corps de leurs cheveux tressés. Leurs corps formeront un bouquet de fleurs qui arrivent à tes narines.

Imagine-toi quand, voilées d’un litham, leurs bouches embrasseront ta bouche. Elles sentiront la douceur de ton corps. Leurs corps suaves se pencheront sur toi. Elles désireront que tu les serres contre toi, emportées par l’intensité et la persistance de leur amour, et les parfums enivrants de ta chair, et t’étreindront plus fort encore.

Comme cette douce allégresse gagnera ton coeur, la joie voluptueuse envahira tout ton corps à la Promesse de la rencontre d’Allah, le Tout Puissant, le Glorieux. Tu l’appelleras, tu loueras Allah dont la Promesse aura été véridique et qui l’aura réalisée. Puis, tu demanderas à ton Seigneur que ces épouses conservent ces attitudes avec la même constance et le même empressement.
 


 

Où en seras-tu après cet accueil tandis que toi tu embrasseras leurs bouches et que tu respireras leurs chairs.

« Que pour de telles choses agissent ceux qui agissent ! »

Puis, elles célèbreront ta louange et tu célébreras leur louange. Puis, elles élèveront leurs voix pour te rassurer, t’indiqueront qu’elles connaissent comme toi le déroulement des événements de ta vie terrestre et le tempérament des femmes qui aura choqué ton existence. Elles diront en choeur de leurs voix: «Nous sommes de celles qui sont satisfaites, jamais indignées. Nous sommes ferment installées, sans jamais songer à quitter ce lieu. Nous sommes éternelles, jamais nous ne disparaîtrons. Nous sommes les savoureuses, jamais nous ne connaîtrons le désespoir. Ô bienheureux tu seras pour nous et bienheureuse nous serons à toi!»

Puis, tu partiras avec elles. Ô la beauté de ton regard et ce cortège que te font tes Houris, tes éphèbes et tes domestiques jusqu’à ton arrivée à certaines de tes tentes. Tu regarderas l’une d’elles faite de perles, de rubis et d’émeraudes. Tu regarderas la beauté de ses portes et la splendeur de ses rideaux.

Puis, tu contempleras l’intérieur et tu verras les tentures, les draperies et les tapis, la splendeur de son architecture, rangs de perles sur rangs de rubis. Puis, tu regarderas ton lit surélevé sur lequel seront posées des couettes dont l’envers sera de soie et l’endroit sera parsemé d’une lumière diffuse, les bordures seront ourlées de soie et de brocarts, de belles verdures délimitant les lieux de repos.

Quand tu auras admiré le luxe de cette couche sur laquelle seront posés des coussins qui en élèveront encore la hauteur, ton regard demeurera stupéfait (par tant de merveilles). Puis, tu regarderas, le ciel de ton lit, tendu de moustiquaires, entourées d’un trône au-dessus d’elles.

Imagine la magnificence de ces portes, la beauté de ces rideaux, l’imposante largeur de sa coupole, rehaussant la splendeur des tapis, celle de ton lit et de ses montants, avec ses coussins superposés et la moustiquaire suspendue au-dessus de cet ensemble. Tu contempleras tout cela de visu. Quand tu t’approcheras de ton lit, tu t’y adosseras. La houri se soulèvera et tu te soulèveras avec elle.

Imagine son ascension sur ce lit, la force et la grâce de son corps, jusqu’à ce qu’elle y prenne place et s’y asseye en équilibre. Puis, tu monteras, à ton tour, sur le lit, t’asseyant à côté d’elle. Vous serez face à face.

Qu’il est beau ton regard, elle, assise, habillée de ses robes et de ses parures, le visage lumineux et le corps gracieux, portant des bracelets aux poignets, des bagues aux doigts, des anneaux aux pieds, une ceinture inestimable autour de sa taille, un plastron de pierreries enserrant ses seins arrondis et ses hanches, un diadème de perles et de rubis ainsi qu’une couronne surmontant sa tête, ses tresses se dégageant de sa couronne et tombant en cascade sur ses épaules et son dos jusqu’à ses pieds! Tu verras ton visage sur sa poitrine et elle verra son visage sur ta poitrine.

Tes deux éphèbes tournoieront autour de ta coupole. Tes serviteurs se tiendront devant toi et devant elle Les arbres s’inclineront, avec leurs fruits, de part et d’autre de ta demeure. Des fleuves couleront autour de ton palais. Des ruisseaux de vin, de miel, de lait et d’eaux douces se déverseront sur les hauteurs de ta tente. Ta beauté et sa beauté atteindront leur perfection. Tu porteras des habits de soie et de brocart, des bracelets d’or et de perles étincelantes à chacune des attaches de tes membres. Une couronne de perles et de rubis sera posée sur ta tête. Des diadèmes de perles, serties de lumière orneront ton front.

Le Paradis et tous tes palais seront illuminés par l’éclat de ton corps et la lumière de ton visage. De tes yeux, tu verras, à travers la clarté de tes palais, toutes tes épouses, tes domestiques et l’ensemble des chambres édifiées pour toi. Les fruits de tes arbres s’inclineront vers toi. Les fleuves de vin et de lait couleront à flots au-dessous de toi et ceux d’eau et de miel au-dessus de toi. Toi, tu seras assis, avec ton épouse, sur l’un de tes canapés. Les battants de tes portes seront ouverts. Les rideaux de ta tente, dénoués, s’abaisseront sur toi. Les domestiques et les éphèbes s’aligneront devant ta coupole. Tu entendras le chantonnement de la glorification de ton Seigneur. Leur mélodie remuera le fin fond de ton coeur. Ils se hâteront vers tout ce que tu as récolté grâce aux prodiges de ta générosité, de ta joie et de ton espoir. Ils viendront à toi avec tous les souhaits dont tu attendais la réalisation. Tu seras, avec ton épouse, dans le plus parfait et le plus délicieux état. Tu regarderas, émerveillé, sa beauté et sa perfection. Ton coeur sera enchanté par la perfection des traits de son visage. Il sera apprivoisé par sa beauté. Elle, assise sur un fauteuil, te tiendra compagnie, te servira du vin, de l’eau douce et bien d’autres nectars dans des verres perlés et des coupes au fonds argentés.

Imagine la coupe de perles et de rubis, tenue par ses doigts. Elle s’approchera de toi, souriante et dévoilera ses belles dents. La lumière de ses doigts se reflètera dans la boisson, avec la lumière de son visage et de son cou, la lumière des Jardins et le rayonnement de ton visage, tandis que tu seras face à elle. La lumière de ses dents s’unira à la lumière de la coupe, à la lumière de la boisson, à la lumière de son visage, à la lumière de son cou et à la lumière de son sourire.

Que penseras-tu de ces tresses de jeune homme imberbe et aux formes parfaites, le visage plus illuminé que jamais, au corps d’une blancheur immaculée, aux vêtements éclatants de mille feux et aux bijoux en or et mêlés de rubis rouges et de perles blanches.

 

O quel beau mari tu feras ! Et quelle superbe épouse, femme-enfant, délicate, cajoleuse, aux formes parfaites.

O la beauté de son visage!

O la blancheur de ses seins et la souplesse de son corps !

 

Sa féminité sera mise en relief et sa grâce en accentuera les effets. Elle te regardera avec un air câlin de houri. Elle te cajolera avec des minauderies et badinera avec toi, l’amour et le ravissement dans la voix. Elle tiendra, dans la main, une coupe en or qui ne reflètera aucune ombre ou bien un rubis au corps d’une pureté et d’une finesse incomparables que la beauté de sa paume rendra plus gracieuse et où scintillera la lumière de ses bagues.

Imagine la beauté de la coupe dont la blancheur immaculée se joint à la blancheur de la boisson et à la blancheur de la paume de sa main et de sa beauté.

Imagine la pureté de la coupe de perle et de rubis ou d’argent, au contact de ses dents parfaites. Elle s’approchera de toi, souriante, avec son plus beau sourire et l’éclat de la lumière de ses dents. La lumière de ses doigts se reflétera dans la boisson avec la lumière de son visage et de sa gorge. Tu seras en face d’elle et tu te mettras à rire à ton tour. Dans la coupe, qu’elle tiendra dans ses doigts, ta lumière, la lumière de son visage, la lumière de sa gorge, la lumière de son sourire et la lumière des Jardins se rassembleront.

Imagine toutes ces lumières dans toute leur clarté, et la coupe, rayonnant de pureté dans la paume de sa main. Elle tendra vers toi ses mains embellies de bagues, et ses poignets enjolivés de bracelets. Elle te tendra la coupe dans la paume de sa main.

Ô la beauté de son geste ! Ô la beauté de sa main !

 

Puis, elle t’offrira encore des coupes de vin dans cette Demeure de sécurité, de délice et de joie. Tu les prendras de sa main et tu les porteras à ta bouche. Cette boisson glissera dans ta bouche et son allégresse emplira ton coeur. Sa suavité envahira tous tes membres et tu connaîtras le meilleur goût et la plus voluptueuse saveur qui soit. Tu boiras, tandis que les éphèbes se tiendront debout devant toi.

Imagine que tu boiras de cette coupe tenue de sa main. Puis, tu la lui présenteras de ta main. Elle la prendra, souriante, de sa belle main. Ô la beauté de son sourire ! Elle boira de ta main. Tu lui offriras encore cette coupe qui va et vient entre vous. La lumière de la boisson se répandra sur ses joues. C’est alors que vous élèverez vos voix, louant et glorifiant votre Maître et Souverain. Les éphèbes et les domestiques, répondant à vos louanges, élèveront leurs voix en disant :

« Allahou akbar ! Allahou akbar ! »

Ô la beauté de ces voix et de ces intonations

dans ces palais et de ces tentes !

Tandis que vous serez plongés dans la volupté et l’allégresse, des âges et ses siècles s’écouleront sans que vous ne vous en rendiez compte, tant vos coeurs seront préoccupés par les délices d’être ensemble. Soudain, les anges surgiront devant vous avec des salutations de paix, vous apportant des marques d’affabilité de votre Seigneur. Ces envoyés arriveront devant les chambellans et des majordomes, placés à votre service, qui s’interposeront. Ils leur demanderont la permission d’être reçus par toi pour te remettre ce qu’ils t’apportent de la part de ton Maître. Tes chambellans diront alors aux anges de ton Seigneur:

«L’Ami d’Allah est occupé avec ses épouses. Nous détestons le déranger en hommage à son immensité et à sa dignité. C’est ce que dira ton Seigneur, Bénit soit-Il, le Très-haut, selon ce que les exégèses ont rapporté:


« Les gens du Paradis seront, ce jour-là, dans une occupation
qui les remplit de bonheur».
Sourate 36 : Ya-Sin verset 55.

 

Quelle immense occupation! Immense est ton rang royal dès lors que les envoyés de ton Seigneur demandent la permission d’être reçu par toi! C’est ainsi que dira le Seigneur qui élève la position de Ses Amis dans Son Voisinage :


«Quand tu regarderas là-bas, tu verras un délice et un vaste royaume».
Sourate 76 : L’homme (Al-Insan) verset 20.

Il est dit dans l’exégèse qu’il est fait référence aux anges qui demandent la permission d’être reçus par eux. Il lui sera dit:

«Des envoyés d’Allah sont là devant la porte,
ô Ami d’Allah!

Ils n’entreront qu’avec ta permission,
ô Ami d’Allah!»

Tu auras obtenu la mansuétude d’Allah. Tu seras devenu, tel un roi dont tous les souhaits auront été exaucés.

Imagine la réponse des anges quand tes chambellans qui refuseront te demander si tu veux les recevoir : «Nous sommes les envoyés d’Allah, porteurs de cadeaux et de présents de la part de son Seigneur !» Aussitôt, tes chambellans bondiront pour te demander la permission de les recevoir. Imagine les mains des chambellans tendues vers les portes ornées d’anneaux de rubis incrustées de perles ressortant sur des plaques d’or rouge. Ils frapperont aux portes de ton palais qui, lorsque les anneaux de rubis y cogneront, résonneront en émettant un son exquis aux oreilles. Les coeurs de ceux qui l’entendront en seront réjouis. Lorsque les arbres entendront cette sonorité, leurs fruits se courberont devant toi. Les parfums de leurs brises se propageront. Puis, le reflet de ta coupole rayonnera de la beauté de ton visage et de l’illumination de ta lumière. Les chambellans, le regard baissé, pleins de déférence pour toi, s’empresseront vers toi pour te parler.

Quand leurs yeux cligneront sous l’effet de l’illumination de la lumière de ton visage, ils diront : «Ô Ami d’Allah! Les envoyés d’Allah sont devant la porte, porteurs de présents de la part de ton Seigneur». Tu leur répondras : «Faites entrer les envoyés de mon Maître ». Les chambellans, à la suite de ton ordre, leur ouvriront les portes de ton palais, tandis que tu les recevras, accoudé. Ils se dirigeront vers ton canapé. Les éphèbes seront alignés devant toi. Tu accueilleras les anges, dans leur forme magnifique. Tu verras les présents briller et scintiller dans leurs mains. Ils entreront, par différentes portes, pour réaliser la promesse de ton Seigneur. Par chaque porte, ils t’adresseront des salutations de leurs voix méloAllahses. Puis, t’ayant salué, ils diront:
 

«Ô Ami d’Allah! Ton Seigneur t’adresse Ses salutations

et t’envoie ces cadeaux et ces présents ».

 

Imagine la joie de ton coeur devant les présents de ton Seigneur et les marques de Son attention. Quand ils sortiront, tu jouiras alors de ces faveurs avec ton épouse. A sa vue, tu resteras stupéfait et ton allégresse n’en sera que plus forte.

Tandis que tu seras avec elle dans une joie et une allégresse extrêmes, l’appel d’une voix, la plus belle des mélodies, les paroles les plus affectueuses, te parviendront. Ce sera l’appel de l’une des épouses qu’Allah a préparées pour toi:

«Ô Ami d’Allah!
N’aurons-nous pas notre tour avec toi ?

N’est-il pas temps que tu nous regardes?».

En entendant ces belles paroles aux accents mélodieux, ton coeur volera d’amour. Tu répondras : «Qu’Allah te bénisse, qui es-tu?» Elle te répondra: «Je suis de celles dont Allah a dit:


Aucun être ne sait ce qu’on a réservé pour lui comme réjouissance pour les yeux, en récompense de ce qu’ils oeuvraient! »
Sourate 32 : Le prosternation (As-Sajda) verset 17.

 

Imagine comme tu bondiras de ton lit vers le hall de ta coupole. Puis, tu avanceras, accompagné de tes éphèbes et de tes domestiques. Ceux de ton épouse t’accueilleront en se présentant devant toi. Quand tu t’approcheras de la porte de ce palais, ton chambellan et tes domestiques se tiendront debout, soulevant les rideaux de ton palais. Tu y entreras, rempli de joie.

Imagine la porte du palais, la beauté des rideaux et celle des chambellans, des intendants et des domestiques. Puis, tu entreras par la porte d’où ton épouse t’aura appelé. Ton regard se posera alors sur la beauté de ses murs d’émeraude verte, la beauté de son parquet, la magnificence de l’architecture et l’illumination de ses colonnes. Tu regarderas vers la coupole où se trouvera ton épouse. La coupole étincellera de lumière, de toutes les lumières d’orient, de la lumière de ton visage et de la lumière du visage de ton épouse. Elle te regardera de son lit de soie, de samit et de pourpre. Elle en descendra en toute hâte car tant son désir ardent pour toi la rend légère. Elle sera transportée d’amour. Puis, elle te donnera des marques de bienvenue et d’honneurs. Elle se penchera alors vers toi pour te prendre la main. C’est ce qu’a rapporté Anas Ibn Mâlik au sujet du Prophète -sur lui la grâce et la paix- qui a dit que les Houris accueilleront l’Ami d’Allah en posant leurs mains sur la sienne. (Rapporté par Tabârî).

Imagine la douceur du toucher de la paume de sa main, la beauté de ses bagues dans ta main. Tu seras ébahi par la splendeur de son visage et de son corps et l’étincelante lumière de ses membres. Puis, elle mettra sa main dans la tienne jusqu’à ce que vous parveniez à ton lit. Ton sofa y sera dressé. Vous vous y hisserez ensemble. Les rideaux de ton alcôve s’abaisseront sur toi. Tu étreindras ton épouse. De longs moments s’écouleront et t’emporteront. Puis, les éphèbes s’avanceront avec des coupes. Ils s’aligneront devant vous et vous ferez passer la coupe de l’un à l’autre.

 

Tandis que la joie et l’allégresse vous combleront, une autre épouse t’appellera d’un autre de tes palais :

«Ô Ami d’Allah! N’aurons-nous pas droit à une part

de tes faveurs ?

Le moment de nous désirer n’est-il pas arrivé?»

Tu répondras :

«Qui es-tu ? Qu’Allah te bénisse !»

Elle te répondra:

«Je suis de celles dont Allah, le Tout Puissant,

le Glorieux, a dit:

 


«Auprès de Nous il y aura encore davantage».
Sourate 50 : Qaf verset 35.

C’est alors que tu iras vers elle. Toi, tu te déplaceras entre tes épouses dans tes palais, accompagné de tes domestiques et de tes éphèbes, dans une ambiance de bonheur extrême et de joie parfaite. Tu seras débarrassé de toute imperfection, tout défaut disparaîtra, et tu seras purifié de toute souillure. Tu vivras dans une totale sécurité parce qu’Allah, le Très-Haut, connaît l’intention de ton coeur et aura ordonné aux soucis de te quitter et de ne jamais t’inquiéter. Il aura ordonné à l’allégresse de s’installer en toi et de ne jamais t’abandonner. Il aura ordonné aux maux de s’éloigner de ton corps et de ne jamais l’aborder. Il aura ordonné à la santé de se fixer dans ton corps et de ne jamais le quitter. Il aura immolé la mort sous tes yeux. Tu en seras délivré et tu ne la craindras plus. Tu ne seras plus angoissé par ta disparition, ni par aucun mal qui épuisera tes forces, ni par la mort qui viendra te surprendre. Il t’a été accordé le Voisinage de ton Seigneur. En paradant dans tes beaux habits, tu ne craindras plus Sa malédiction après avoir obtenu Sa satisfaction. Tu ne craindras pas Sa vengeance dès lors que tu te prélasses dans Sa félicité.

Tu sauras qu’Allah, le Tout Puissant, le Majestueux, t’aime et qu’il est content de toi et de l’allégresse dans laquelle tu te prélasses. Ô comme immense sera la Maison d’Allah! Ô comme immense sera le Voisinage d’Allah! Le Trône te couvrira de son ombre. Les anges viennent à toi, se succédant les uns après les autres, chargés de bienveillance de la part de ton Seigneur, dans une vie que la mort ne pourra jamais interrompre et dont tu ne craindras pas la fin des délices, étant assuré contre le châtiment de ton Seigneur, et étant certain de Sa mansuétude pour toi. Tu éprouveras la fraîcheur de Son pardon en ton coeur, et tu t’établiras éternellement dans la sécurité tout au long des siècles interminables et des événements de tous les temps. Il en sera ainsi de tous Ses amis, discutant ensemble à l’ombre de Tûba.

 

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